Présentation du blogue

La langue française et ses caprices

ou

Les caprices de ceux qui la régentent

Je ne me suis jamais caché d’être un scientifique de formation.  D’ailleurs nul ne devrait rougir de ses  connaissances acquises au cours des ans, que ce soit à la suite d’études avancées ou simplement de lectures assidues dans divers domaines.

    Je dois toutefois reconnaître que ma formation de scientifique, que d’aucuns pourraient juger dangereuse, voire (même?)  suspecte, est loin de me nuire. Bien au contraire, elle me fait voir la langue  d’un point de vue inhabituel. Avec un esprit critique, très critique selon certains. Avec un esprit curieux de tout.

    C’est cette tournure d’esprit qui m’a amené à étudier en sciences et à m’y consacrer pendant bien des années.  Ma curiosité y a trouvé là de quoi s’alimenter. Mais cela a fini par ne plus suffire. Il me fallait donc chercher une autre source de plaisir.

En faisant un retour en arrière, je me suis rendu compte que j’avais un autre goût bien réel, mais caché, enfoui derrière des années d’illusions. C’est alors que je me suis rappelé (du? Voir P.-S.) le temps mis à rédiger mon mémoire de maîtrise, au soin tout particulier que j’attachais à la langue : choix du bon mot,  précision, concision dans la formulation, etc. La voie était toute tracée : j’allais étudier en traduction.

Mon chemin de Damas

Un des premiers cours que j’ai alors eu à suivre  s’intitulait  Difficultés du français. C’était un cours éliminatoire. En effet, comment envisager devenir traducteur si l’on ne maîtrise pas sa langue? Ce cours, inoubliable, je l’ai réussi, non sans effort. Car s’il est une chose que ce cours donné par M. Husson, maître en la matière, m’a apprise, c’est que la langue française est excessivement exigeante,  pour ne pas dire capricieuse. Et que n’est bon en français que celui qui en connaît tous les caprices. Hélas!

M. Husson enseignait ce que les ouvrages dictaient. Jamais je ne l’ai entendu se rebeller contre telle ou telle règle de la langue. Il la respectait aveuglément. Et c’est ce qu’il attendait de nous tous : tu crois ou tu meurs. Comprendre : tu l’apprends ou tu échoues.  Mais c’était sans prendre en considération mon esprit critique. J’ai appris ce qu’il me fallait apprendre, j’ai répondu aux examens ce qu’il fallait répondre. Ne me fallait-il pas réussir? Mais j’ai commencé, en même temps, à me poser de sérieuses questions sur le fonctionnement de la langue, sur la pertinence de ses exigences, pour ne pas dire de ses caprices.

Quand j’ai commencé à enseigner la traduction, je me devais d’exiger de mes étudiants une très bonne connaissance de la langue. Ils devaient respecter la langue telle qu’elle est formulée dans les dictionnaires, les grammaires, etc.  Mais je ne continuais pas moins in petto à rouspéter contre le côté bizarre de certaines règles; leur caractère arbitraire, illogique, m’agaçait énormément.  Ce qui m’a conforté dans mon attitude, ce fut la publication, dans La Presse , d’une entrevue de Mme Josette Rey-Debove, menée par Jacques-Folch Ribas, à l’occasion du 25e anniversaire de la parution du Petit Robert.

Aujourd’hui, au cours (lors de) des formations que je donne pour Magistrad, on sollicite souvent mon avis sur tel ou tel aspect de la langue. Je le donne, en précisant toutefois que ce n’est pas toujours l’enseignement officiel,  mais bien mon point de vue personnel sur le sujet. L’aspect inorthodoxe (hétérodoxe?) de mes points de vue devrait provoquer la discussion, du moins je l’espère.  Mon souhait est d’éveiller les esprits au fonctionnement de la langue sous tous ses angles.

Comme le nombre de ces demandes allait croissant, j’ai décidé d’ouvrir un blog (blogue, bloc-notes?).  J’y ferai voir aux lecteurs les étrangetés de notre langue, qui n’ont pour  résultat final que d’en compliquer l’apprentissage.  J’y aborderai des problèmes que j’ai rencontrés (et ceux que vous voudrez bien me soumettre) qui touchent le lexique, la grammaire,  la fiabilité des sources, sans oublier évidemment  l’orthographe , autour de laquelle on fait beaucoup de tapage ces jours-ci. (Pour ceux que cela intéresse, voir http://www.btb.termiumplus.gc.ca/tpv2guides/guides/chroniq/index-fra.html?lang=fra&lettr=indx_autr8O-Cww1W6Hm8&page=9XYrUEDGlWmM.html#zz8O-Cww1W6Hm8)

Voici quelques exemples de problèmes que j’aborderai :

  • Pourquoi ne  pas écrire moëlle?
  • Pourquoi presqu’autant  est-il fautif?
  • Au golf, on fait un birdie ou un oiselet?
  • Un feu de forêt peut-il être autrement qu’en activité?
  • Qui est le champion défendant ? Qui est le président sortant?
  • Un mot dit « vieilli » peut-il recouvrer sa jeunesse? Apparemment!
  • Suis-je à la retraite ou en retraite?
  • Une mesure peut-elle être drastique?
  • Achetez-vous de l’huile d’olive ou de l’huile d’olives?
  • Moins de deux seront…  mais  plus d’un sera…!
  • Etc.

Si cela vous intéresse, vous pouvez venir lire ce que m’inspire la langue française. Mes billets seront publiés sur une base plus ou moins régulière.

Maurice Rouleau

Ph.D. (biochimie),  M.A (traduction)

P,-S. Les mots en rouge suivis d’un point d’interrogation feront ultérieurement l’objet d’un billet.

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31 commentaires pour Présentation du blogue

  1. Brigitte Morneau dit :

    Merci pour ce blogue qui devrait être largement diffusé.

  2. Anne de Thy dit :

    En voilà une bonne idée! On se réjouit à l’avance de pouvoir vous lire régulièrement. Merci!

  3. Marc81 dit :

    Je suis surpris de découvrir sous votre plume avertie ce tour pourtant contestable : « Mais c’était sans compter sur mon esprit critique » (au lieu de c’était compter sans mon esprit critique).
    Même si cela ne diminue en rien la noblesse et l’ampleur de votre entreprise !

    • rouleaum dit :

      Vous trouvez contestable ma façon de dire. Je suis bien prêt à l’admettre, mais une simple affirmation n’est pas suffisante pour que je batte ma coulpe. Il faudrait m’expliquer ce qu’il y a de fautif dans « c’est sans compter sur » ou inversement me démontrer que la seule tournure possible est celle que vous utilisez, à savoir « c’est compter sans… ».

  4. Marc81 dit :

    Il suffit de revenir aux définitions de ces expressions :
    Compter sans : ne pas tenir compte de. C’était compter sans le hasard.
    Compter sur : avoir confiance en, se fier à. Vous pouvez compter sur moi.

    • rouleaum dit :

      Je me rends maintenant compte que j’ai mal interprété votre premier commentaire. J’ai cru qu’il portait sur la place de la préposition sans (sans compter vs compter sans), alors qu’il portait sur le sens de « compter sur ». Je donnais à ce verbe le sens de « tenir compte ». Donc « c’était sans tenir compte de… ». Là, je faisais une erreur que je m’efforce de faire disparaître, mais elle est comme le naturel : elle revient au galop. Dans le contexte nord-américain qui est le mien, « tenir compte » est souvent utilisé pour dire « prendre en considération. « Tenir compte » : anglicisme to take into account. Tenir compte — compter. Vous voyez le lapsus…

      J’aurais dû écrire : « C’était sans prendre en considération mon esprit critique ». J’aurais pu également choisir votre formulation, mais elle ne m’était pas familière. Je vais donc de ce pas corriger ma grossière erreur.

      • antoine mercier dit :

        Je relis votre tout premier billet, celui qui expose ce qui vous a conduit à créer votre blog. Et au 6ème alinéa, je sursaute: « Mais c’était sans prendre en considération SUR mon esprit critique ». Cela m’a rappelé illico votre débat de juillet 2012 avec l’un de vos lecteurs au sujet du bon usage de l’expression ‘compter sur’. En conclusion, vous vous étiez courtoisement rendu à ses arguments et aviez décidé de remplacer ‘sans compter sur’ par ‘sans prendre en considération’. Ce que vous avez fait, me semble-t-il, …mais en oubliant de supprimer le ‘sur’. Comme il s’agit d’un texte ‘fondateur’, je me permets d’attirer votre attention sur cette erreur qui n’est qu’une coquille, bien sûr.

  5. Marc81 dit :

    Effectivement, j’ai eu l’impression, en vous lisant, que vous n’aviez guère apprécié ma remarque…
    Pour information, on retrouve le même tour dans votre dernier billet sur second/deuxième : « Mais c’était sans compter sur le coup de pouce que le Robert… »

    • rouleaum dit :

      Comme vous pouvez le constater, il me faut encore travailler pour extirper cette façon de dire de mes habitudes langagières.
      Mais comme on dit, un homme averti en vaut deux.
      Je serai plus attentif dans les prochains billets.
      Merci encore pour votre aide.

    • rouleaum dit :

      Je vous remercie de m’avoir signalé ce problème. J’ai toujours éprouvé certaines difficultés avec ce site.

      J’ai donc apporté la correction qui s’impose. Vous pouvez reconsulter le billet. Tout devrait être rentré dans l’ordre.

      Ne vous gênez pas pour me faire savoir tout problème que vous pourriez rencontrer.

  6. Carole Leveau dit :

    Quel plaisir de vous lire ! J’ai découvert par hasard votre blog en cherchant des infos à propos de « voire même » et je me suis régalée. Merci du fond du cœur.

  7. christine versavau dit :

    Bonjour,
    Si maintenant, on peut voir écrit un(e) auteur(e ), ce qui m’est désagréable, on devrait donc recommander de dire un(e) médecin(e) : ce qui serait pour le moins comique, non?

    • rouleaum dit :

      Il semblerait que la féminisation des titres ne trouve pas auprès de vous une oreille attentive. Je n’y vois personnellement aucun problème.

      Je m’interroge toutefois sur le sens de votre propos.
      Qu’est-ce qui vous est désagréable dans une auteure?
      Est-ce le féminin, tout court? Si oui, j’en conclus que vous voudriez qu’on continue à n’utiliser qu’un seul mot : auteur, pour parler aussi bien d’un homme que d’une femme. Rien ne vous en empêche, soit dit en passant.
      Est-ce la forme de ce féminin en particulier? Si tel est le cas, vous pourriez utiliser autrice, que l’on trouve dans le Nouveau Petit Robert (2010) et que l’on dit RARE, en entrée. Mais dans la remarque, le ton ne laisse place à aucune hésitation : « REM. La forme féminine est autrice (latin auctrix), on la rencontre parfois aux sens 2°, 3° et 4°; on trouve aussi une auteure sur le modèle du français du Canada. » Je vous laisse tirer les conclusions qui s’imposent.

      Je vous avouerai que ma réaction à l’égard de autrice est exactement celle que vous avez pour à l’égard de auteure. Cela s’explique sans doute par le fait que chez nous, au Québec, on utilise auteure depuis près d’un quart de siècle.

      Si la féminisation vous intéresse, je vous recommande la lecture du « Guide de féminisation des titres de fonction et des textes », publié en 1991 par l’Office québécois de la langue française (OQLF).
      https://www.oqlf.gouv.qc.ca/ressources/bibliotheque/feminin/aufeminin_final.pdf

      Ne faudrait-il pas, pour être conséquents, dites-vous, que médecin fasse au féminin médecine?
      Théoriquement parlant, oui. Mais pratiquement parlant, non. L’OQLF, en 1991, s’est expliqué sur ce point. Voici d’ailleurs ce que vous pourriez y trouver :

      « Certains titres ou certaines désignations sont des mots qui ont aussi un autre sens. Ainsi, le mot débardeur désigne aussi bien une personne qu’un vêtement et le mot cuisinière peut servir à désigner une personne ou un appareil électroménager. Dans la grande majorité des cas, cette homonymie ne pose aucun problème. Toutefois, lorsqu’un mot féminin est déjà utilisé comme qualificatif pour une personne (ex. : ingénieuse) ou bien lorsqu’il désigne un domaine d’activité (ex. : marine, médecine), on est plus réticent à l’employer comme titre de fonction. Ces cas sont cependant rares. »

      J’espère que ma réponse vous satisfera.

      • christine versavau dit :

        Bonjour à vous,

        Je vous remercie de votre réponse rapide et détaillée .
        En fait c’est de voir la féminisation du mot « auteur » qui m’énerve : je trouve que c’est un terme générique comme médecin d’ailleurs ! Dans les auteurs , nous pouvons trouver des écrivains et des écrivaines … donc nul besoin d’aller inventer des horreurs avec des « e » partout en pensant qu’avec un « e » final on a changé le monde!
        Par contre , je me gausse à l’idée d’entendre un jour une discussion où interviendra une médecine : les gens présents n’oseront jamais l’apostropher de cette manière ( c’est mon point de vue ! ) …
        J’aime la langue française classique comme on l’apprend en lisant des livres. A l’oral, c’est autre chose, bien sûr. Mais les écrits restent,
        bien à vous ,
        Ch. V.

        • rouleaum dit :

          Je suis bien content de voir que vous utilisez écrivaine .

          Saviez-vous que ce mot ne figure pas dans le Nouveau Petit Robert de 1993. Il n’y a qu’écrivain.

          En 2001, on y a ajouté une remarque : La forme féminine une écrivaine est peu usuelle en français; elle est courante au Québec. « une chaîne invisible où se côtoient des artistes, des écrivaines, des héroïnes de roman » ( A. Ernaux).

          En 2010, on y lit : REM. La forme féminine une écrivaine est courante en français du Canada; on la rencontre aussi en France : « une chaîne invisible où se côtoient des artistes, des écrivaines, des héroïnes de roman » (A. Ernaux).

          L’Usage change lentement. Ce qui est peu usuel est devenu on le rencontre aussi! Mais l’Usage e changera jamais, du moins je l’espère, au point de devoir dire une médecine pour désigner une femme médecin.

          • christine versavau dit :

            Si la logique les pousse à appliquer leur règle , je rirais bien d’entendre une « médecine » !!!!
            Quant au mot vain, on dit bien : un propos vain ou une allusion vaine ….. il y a bien une sorte d’incohérence dans tout cela !
            Ch V

      • Nikole dit :

        Le français est polysémique : pourquoi devrait-il cesser de l’être quand il s’agit de la féminisation des termes de métier ? On ne se pose pas ces questions au masculin ! C’est d’ailleurs leur utilisation fréquente qui finira par les faire entrer dans l’usage sans qu’on ne se pose plus la moindre question ni qu’on ait plus la moindre hésitation à le faire.
        Et je dis : « Je vais voir ma médecine !! » ah ça mais !
        (Sinon, ça, c’est pas mal non plus : http://www.atilf.fr/spip.php?article209)

  8. Owczarek dit :

    gé-nial, merci !

  9. Traducteur scientifique, haha, j’aurais du m’en douter!

    Pierre Fuentes
    DPLG (Architecture), MSc. (traduction)

    😉

  10. Euh… « dû », évidemment (même si personnellement, je ne vois aucune différence de prononciation entre les deux).

    • rouleaum dit :

      Il n’y effectivement aucune différence de prononciation entre et du. L’accent n’est là que pour distinguer VISUELLEMENT les deux mots. Peut-être ne l’aviez-vous jamais noté, mais la graphie française n’est souvent que visuelle.

  11. Philip dit :

    Ne rougissez point, mon cher Maurice, de votre formation scientifique dans le cadre d’un blog sur la langue française, car vous avez un illustre prédécesseur en la personne de Théophile Moreux : https://fr.wikipedia.org/wiki/Théophile_Moreux

    Moreux, bien que scientifique, écrivit un remarquable ouvrage sur le style : « Science et style, conseils à un jeune écrivain » (1930). Je conseille vivement la lecture de cet ouvrage ô combien érudit sur le style en littérature.

  12. Bonjour,

    Je souhaite avoir votre avis sur une difficulté qui n’en est peut-être pas une…

    Je me questionne sur le mot qui régit vraisemblablement la préposition « pour » dans la phrase averbale (une accroche) suivante.
    Privilèges Entreprise
    Exclusivement pour nos clients

    Est-ce l’adverbe, où « pour » signifierait « destiné à » ?
    Est-ce le verbe sous-entendu (cooccurrent de « privilège ») ?

    Mon premier réflexe a été de sortir les éléments manquants de l’ombre :
    Des privilèges d’entreprise sont accordés exclusivement pour nos clients
    La préposition « pour » jure maintenant.

    Je ne vois cependant pas :
    Des privilèges d’entreprise sont accordés exclusivement à nos clients
    devenir :
    Privilèges Entreprise
    Exclusivement à nos clients

    Il me semble alors que « à » jure.

    Comment dois-je analyser la préposition pour m’assurer qu’elle est juste ?

    Merci.

    Danielle Arsenault

    • rouleaum dit :

      Je vous vois vous débattre avec une formule qui me semble coulée dans le béton. Ai-je raison?
      Si elle ne l’est vraiment pas, pourquoi ne pas la changer?
      L’adverbe « exclusivement » doit-il être absolument maintenu?
      Si tel n’est pas le cas, pourquoi ne pas dire autrement la même chose?
      Exclusifs à
      Réservés à
      Ai-je bien compris le sens de votre question?

      Maurice Rouleau

      • Elle l’est tout à fait… coulée dans le béton.

        Mais j’ai un doute sur l’utilisation de la préposition « pour », que je ne saurais justifier fermement, mon doute.
        Comme je ne veux ni ne peux changer les choses simplement par « instinct », je voudrais venir à bout de ce doute, mais je bloque dans ma façon d’analyser la phrase. Comme vous savez analyser les choses… j’ai pensé que vous auriez une idée de l’approche à privilégier.

        • rouleaum dit :

          Je vais donc m’y mettre et vous revenir plus tard.

          Sans garantie toutefois d’un solution.

          Maurice Rouleau

        • rouleaum dit :

          Si je comprends bien, vous voudriez pouvoir justifier l’emploi de telle ou telle préposition. Et vous butez dans le cas que vous me proposez. En fait, quelle que soit la préposition que vous mettrez après exclusivement, elle sonnera toujours faux. Pour une raison fort simple, cet adverbe n’admet aucune préposition. Et ce, parce qu’il est sémantiquement complet. [C’est pourquoi je vous ai proposé de changer « exclusivement » pour « réservés à ».] Ce n’est pas toujours le cas. Je pense à antérieurement ou encore à conformément. Ces adverbes exigent un complément d’information; ils ne s’utilisent pas seul (sauf si le contexte nous fournit le complément demandé). On dira nécessairement : antérieurement à qqch.; conformément à qqch.
          Pour en savoir plus sur la préposition, je vous suggère de lire ce que j’en dis, dans mon ouvrage : « Est-ce à, de, en, par, pour, sur ou avec? » que vous pouvez consulter en ligne sur le site du Bureau de la traduction (Canada), sous l’appellation « Le Rouleau des prépositions ». J’y aborde tous les aspects de son utilisation.
          Voici l’adresse en question.
          http://www.btb.termiumplus.gc.ca/tpv2guides/guides/rdp/index-fra.html?lang=fra&lettr=&page=../preposition

          J’espère vous avoir été utile.

          Maurice Rouleau

          • Je vous remercie de votre réponse.

            Je connais votre ouvrage, que j’utilise quotidiennement, et j’en ai lu l’introduction, à fond. J’enregistre rarement bien ou entièrement l’information la première fois… Je constate à quel point j’ai besoin de repousser certaines limites. Une faille parmi d’autres à laquelle je vais remédier en relisant l’introduction de votre ouvrage, et en poursuivant mes multiples lectures grammaticales. Au moins, vos explications me permettent de cibler ces lectures. Je vous remercie encore d’avoir pris le temps de me répondre.

            Danielle Arsenault

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