SE RAPPELER de (2)

Peut-on dire se rappeler de…? (2)

(nom / pronom)

 

Nous avons vu, dans le précédent billet, que se rappeler se construit avec de

  • facultativement s’il est suivi d’un infinitif passé;
  • obligatoirement s’il est suivi d’un infinitif présent.

Voyons maintenant ce qu’il en est quand le complément de ce verbe est un nom / pronom.

               J’avais toujours dit Je me rappelle de qqn, de qqch / Je m’en rappelle. Et ce, jusqu’à ce qu’on me signale, dans un cours de difficultés du français, que cette construction était fautive. En effet, selon Grevisse (11e éd., # 1369), il faut dire Je me rappelle qqn, qqch, parce que rappeler est transitif direct (donc accidentellement pronominal) et que,  sous sa forme réfléchie, il n’en continue pas moins d’exiger un COD. Je commettais donc, en m’exprimant comme je le faisais, une faute, « grave » selon Girault-Duvivier.

Comment en étais-je arrivé à utiliser cette construction fautive? Pourquoi, si faute il y a, ne m’avait-on pas corrigé plus tôt? Je ne pouvais répondre avec certitude.  Et ça me chicotait (1), ça me turlupinait. Mais comme je ne suis plus du genre à courir au confessionnal parce qu’on me dit que c’est péché, je me suis mis à fouiller avant de battre ma coulpe.

Au hasard de mes lectures, j’apprends que cette construction se rappeler de… est apparue à la fin du XVIIIe siècle. En effet, Féraud, dans son Dictionaire (sic) critique de la langue françoise (1788) la décrie comme un gasconisme (2). Et depuis, elle n’a cessé d’être condamnée, sans pour autant cesser d’être utilisée. Alors, pour faire partie de ceux qui prétendent maîtriser leur langue maternelle, je me devais de dire non plus Je me rappelle de cet incident, mais Je me rappelle cet incident; non plus Je me rappelle  de mon professeur, mais Je me rappelle mon professeur.

Pour être conséquent avec moi-même, je devrais en faire autant avec le pronom personnel, car ce dernier joue lui aussi le rôle de COD. Je ne devrais plus dire Je me rappelle de toi ou il se rappelle de moi, mais plutôt Je me te rappelle ou Il se me rappelle! Berk!, direz-vous. Cela n’est pas « beau et doux à l’oreille » aurait dit Vaugelas. Que faire alors? Utiliser un autre verbe? Le dire quand même au risque de passer pour quelqu’un qui s’exprime mal? Se pourrait-il qu’il soit interdit d’utiliser de devant un nom, mais permis de le faire devant un pronom, et ce, même si le pronom est un mot grammatical qui représente un nom? Se pourrait-il qu’il y ait deux poids, deux mesures?  Une règle et des exceptions? Évidemment, comme nous allons le voir.

Dans le Nouveau Petit Robert 1993 (NPR), à l’entrée rappeler, on peut lire :

REM. : […] Bien que très répandue, elle [la construction se rappeler de] est considérée par les grammairiens comme incorrecte, sauf avec un pronom personnel complément représentant un être humain : Tu te rappelles de moi? [Le souligné est de moi.]

Je peux donc, sur la foi du Petit Robert – et de bien d’autres –, continuer à dire Je me rappelle de toi, sans subir les foudres de mon réviseur. Ouf! À la condition, évidemment, que le pronom personnel désigne un être humain. Je peux dire Je me rappelle de lui, si lui représente une personne. Si par hasard il représentait un animal, ça ne me serait plus permis, même si lui peut aussi désigner un animal! J’en serais donc réduit à dire Je me le rappelle. Subtil, n’est-ce pas? Un autre adjectif que subtil serait sans doute, ici, plus approprié…

Mais tous ne partagent pas ce point de vue du Petit Robert. En effet, selon le Larousse :

Se rappeler ne peut avoir pour complément les pronoms personnels de 1re  et de 2 personne (*il se te rappelle). On utilise dans ce cas se souvenir de : il se souvient de
toi
.

En clair, cela signifie qu’on ne peut plus se rappeler ni de toi ni de moi. On ne peut que se souvenir de toi ou de moi, ou s’en souvenir!

Selon les Le Bidois, ce changement de verbe (se souvenir au lieu de se  rappeler) est non seulement recommandé, mais obligatoire :

[…] le français n’admet pas qu’un verbe pronominal comportant déjà un pronom objet (je me rappelle) puisse avoir un second pronom objet de la première ou de la deuxième personne. Il est donc impossible de dire : je me vous rappelle; force est de recourir à un autre verbe (je me souviens de vous…) ou de pécher contre la grammaire : je me rappelle de vous.

Si je comprends bien ce que ces deux sources disent, se rappeler pourrait, par contre, avoir comme complément un pronom de 3e personne, qui désigne soit une chose, soit un être animé, personne ou animal. Je pourrais donc dire Je me le rappelle, mais pas Je me rappelle de lui, en parlant de qqn! Subtil, n’est-ce pas?…

Me voilà dans de  beaux draps. Dois-je dire Je me rappelle de vous, et ne pas faire
de faute (Petit Robert), ou le dire et commettre un péché (Le Bidois, Larousse), ou encore me rabattre sur se souvenir de (Le Bidois, Larousse), ce qui laisse entendre que se souvenir aurait exactement le même sens que se rappeler? Ne devrais-je pas plutôt croire Thérive (Procès du langage, cité par Grevisse) pour qui c’est une « faute vénielle, peut-être fictive » et « qui ne mérite pas la guillottine », ou encore André Gide (cité par
Grevisse), qui écrivait dans son Journal : « Nolente o volente, l’on sera forcé d’y venir ».

Les paris sont ouverts.

À SUIVRE

Maurice Rouleau

(1)  Chicoter : Dans la 9e éd. (1985-…) de son dictionnaire, l’Académie fait mention, pour la première fois, du sens que ce verbe a chez nous : « 1. Vieilli et pop. Contester sur des bagatelles;  2. Au Canada, ennuyer, inquiéter, tracasser. »

Faut-il en conclure que les Immortels donnent aujourd’hui à bon usage un sens différent de celui qui a toujours été le leur ?

(2)  gasconisme : « construction vicieuse dans la langue » ou « façon de parler ou d’écrire empruntée au dialecte gascon et qui constitue une incorrection en français ». L’Académie, qui a éliminé ce mot dans sa 9e éd., l’a toujours écrit avec un seul N, et cela, de 1762 à 1935 (de la 4e à la 8e éd.). L’équipe du Petit Robert a décidé, en 1967, de l’écrire avec deux N! De plus, elle le définit autrement : « Tour, mot gascon employé en français ». Et lui attribue la marque d’usage Anciennt, marque qu’elle change, en 1993, pour Ling.

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21 commentaires pour SE RAPPELER de (2)

  1. peut on dire elle se rappelle à moi?

    • rouleaum dit :

      Peut-on dire : elle se rappelle à moi?, demandez-vous. Je ne vois pas pourquoi cela ne se dirait pas. Si vous consultez votre Petit Robert, la réponse vous est fournie.

      2. V. pron. réfl. Se rappeler à… : faire souvenir de soi. Se rappeler à qqn, au bon souvenir de qqn.
      REM. Accord du part. passé : elle s’est rappelée à leur bon souvenir.

  2. nina dit :

    Mais dire, ça me rappelle de toi !!! Faux, n’est ce pas !

    • rouleaum dit :

      Je sens dans votre question que vous aimeriez bien que je vous dise que cela est faux. Je dois vous avouer qu’à la première lecture, je suis resté interloqué. Pour une raison fort simple : une telle phrase ne me serait jamais venue à l’esprit. Mais le fait que je ne le dise pas ne veut surtout pas dire que cela ne se dit pas. Voilà certes un principe que bien des gens auraient intérêt à ruminer, mais cela, c’est une autre histoire.

      Voyons ce qu’il en est.
      On peut sans problème dire : je me rappelle de toi. C’est admis dans la langue. Il faut savoir que la préposition DE n’est admise, selon les grammairiens, que si elle est suivie d’un pronom personnel.
      Dans votre phrase, le JE aurait été remplacé par Ça. Donc, formellement, il n’y aurait pas de faute. C’est peut-être ce que vous vous êtes dit, tout en trouvant la formulation plutôt bizarre.
      Mais la question qui me vient à l’esprit est la suivante : est-ce qu’une chose (ce que sous-entend le ça) peut se rappeler qqch? Non. Alors…

      Ne s’agirait-il pas du verbe « rappeler » plutôt que du verbe « se rappeler »?
      Il est tout à fait correct de dire : Ça me rappelle qqch., au sens de évoquer.
      Et si ce qqch était une personne? On pourrait dire : Ça me rappelle mon ami Pierre. Donc rien d’aberrant jusqu’à présent. À remarquer qu’il s’agit toujours d’un complément d’objet direct.
      Pourrait-on, par souci d’économie, remplacer le nom de la personne par le pronom personnel correspondant? Et dire : cela te me rappelle? Grammaticalement parlant, il n’y a rien de faux. Mais il faut bien admettre que l’usage n’a que faire de cette formulation.

      Les grammairiens ont consenti, à mettre la préposition de dans Je me rappelle de toi, (même s’il faut dire je me le rappelle et non je m’en rappelle) parce que Je me te rappelle ne plaisait pas à leur oreille de ces messieurs. Que je sache, ils n’ont jamais eu à se prononcer sur l’emploi de la préposition de avec le verbe transitif rappeler.

      Cela me rappelle de toi = grammaticalement incorrect parce que rappeler est un verbe transitif. Par analogie avec Je me rappelle de toi, ne pourrait-on pas, ici aussi, faire un accroc à la grammaire quand le complément est un pronom personnel? Je n’irai pas jusqu’à clamer que c’est une « faute », je ne suis pas un régent de la langue, mais, personnellement, je n’oserais jamais m’exprimer ainsi.

      • Nina dit :

        Moi, aussi je n’oserais jamais m’exprimer ainsi, cela dit, un long débat c’était ouvert sur cela,et mon interlocuteur n’en voulait rien entendre !
        Je vous remercie Rouleaum !
        Nina.

  3. Martin dit :

    Bonjour,
    Le verbe « Rappeler » a toujours été transitif, suivi d’un COD, l’accusatif latin. Ainsi, on peut rappeler un chier, rappeler quelqu’un à son poste, rappelr quelqu’un à la vie, rappeler l’usage des bonnes moeurs…
    Il en est de même du verbe SE Rappeler, car à l’origine, on rappelait quelque chose à sa mémoire.
    Exemple, se rappeler le temps de son enfance sera traduit en latin par : memoriam (accusatif, COD) pueritiae recordari. Et non pas se rappeler DU temps de son enfance.
    On pourra trouver aussi le verbe recolere (rem), se rappeler (une chose), à l’accusatif.
    A l’inverse, se souvenir de n’est jamais suivi d’un COD en latin, mais est suivi d’un génitif (complément de nom) :
    Exemple : je me souviens DES bienfaits => Memini (ou reminiscor) beneficiorum (génitif, pas COD)

  4. Martin dit :

    J’entends bien que se rappeler DE quelque chose soit passé dans le langage courant, je voulais juste signaler que pour un latiniste ce ne peut être car grammaticalement, ce serait incorrect.

  5. Martin dit :

    J’ai mis en ligne des recherches assez pointues sur certains mots latins (avec les traductions en français) pour illustrer le génie de cette langue. Je peux vous en communiquer le lien si cela présente un quelconque intérêt pour vous.

  6. Martin dit :

    Voici – Etymologie – Famille de mots – Il y a 10 petits fichiers au format pdf
    http://www.ac-grenoble.fr/lycee/diois/Latin/spip.php?article1853

  7. Martin dit :

    A vous qui êtes féru de français, je soumets mon problème. Ayant la chance d’être polyglotte, les « trous » du français m’ont toujours gêné. J’entends les mots existant ailleurs mais pas en français. Je parle de mots communs dont voici deux exemples. Quel est le contraire de profond (dans le sens une eau profonde), il n’existe pas, on dira « peu profond ». En anglais il ya « shallow », le contraire de « deep ».

    Pareillement, si je dis que cette personne a un beau-père, cela signifie-t-il que sa mère est remariée ou qu’elle même est mariée ? En anglais il y a stepfather et father-in-law.
    Inutile de dire qu’en latin également nous trouvons tous ces mots.
    Le manque d’adverbes me déçoit également lorsque je compare avec le latin dont même les adverbes ont des comparatifs et des superlatifs et une richesse dans la nuance, ce qui est différent de purs synonymes.

    Je suis sans doute hors sujet mais peut-être ces reflexions vous serviront-elles pour un autre post.

  8. Martin dit :

    Un petit exemple de mot (latin) qui n’a pas été retenu en français, à mon grand regret, l’adjectif « nocticolor » dont le sens, vous l’aurez deviné, est « qui est de la couleur de la nuit ». Je pense qu’en poésie entre autres, il eut été sympathique de trouver le mot, francisé, »nocticolore ». Qu’en pensez-vous ?
    De même en espagnol, pour traduire la phrase : « La nuit tous les chats sont gris », on dira « De noche, todos los gatos son pardos » en n’utilisant pas l’adjectif « gris » mais en allant chercher « pardo »
    qui signifie brun grisâtre, adjectif qui finalement n’a pas réellement de traduction exacte en français.
    On trouve en effet la traduction « brun » ou « brun grisâtre » ou encore « jaune brun ».

    • rouleaum dit :

      Le phénomène auquel vous faites référence est connu, en linguistique, sous le terme de vide terminologique. Il désigne l’absence d’un équivalent spécifique dans une autre langue.

      Le vide terminologique « en français » vous gêne, dites-vous. Peut-être y voyez-vous là une déficience dans la langue que vous chérissez, déficience qui entache sa beauté. Vous pouvez vous consoler, le français n’est pas la seule langue à présenter des vides terminologiques. Ce phénomène est beaucoup plus courant que vous semblez le croire.

      Comme je ne parle bien que le français, que je me tire d’affaire assez bien en anglais, je vais vous présenter quelques cas qui vont dans la direction opposée. L’anglais semble manquer de mots pour exprimer les nuances qu’y voit le français.

      Prenez comme exemple lightning. Ce terme rend à la fois l’idée d’éclair et de foudre; ces deux termes français désignent pourtant des réalités tout à fait différentes que l’anglais ne distingue avec ce mot.

      Autre exemple : window. Ce mot peut se rendre de bien des façons : fenêtre, vitrine, guichet ou encore passe-plat. Chacun des termes français fait référence à une réalité différente, que l’anglais ne distingue pas en utilisant window. Le français est-il supérieur à l’anglais, pour autant? J’en doute.

      Faut-il pleurer, faut-il en rire?, aurait pu chanter Jean Ferrat. Je crois qu’il faut tout simplement prendre bonne note de ce phénomène et de ne pas s’en désoler. À ce chapitre, les langues se valent toutes.

  9. Martin dit :

    Je suis bien d’accord avec vous et ce qui vous dites est particulièrement intéressant. Je me permets néanmoins de soumettre ceci à votre érudition. Voici le début d’une étude que j’ai faite sur les adverbes latins. On se rend compte que le français doit parfois faire appel à des locutions voire à des périphrases pour traduire l’unique adverbe latin. Les langues se valent-elles toutes ?

    Venit (il est venu) :
    antelucio avant le jour
    arcano en secret
    causarie pour cause de maladie
    cautim avec précaution
    clanculo à la dérobée
    cognitionaliter en vertu d’une instruction judiciaire commodum fort à propos cruente en répandant le sang
    derepentino tout-à-coup
    explorato en connaissance de cause
    fortuito par hasard
    frustra par erreur
    praeparato avec préméditation
    sero à une heure avancée
    tolutim au pas de course
    etc…

    • rouleaum dit :

      L’étude que vous avez entreprise est certes fort intéressante. Mais le problème soulevé par ces exemples n’est pas celui du « vide terminologique », mais bien plutôt cela de la concision. À moins que je me trompe.

      La qualité que vous attribuez au latin, l’anglais la partage aussi. Autrement dit, la concision ne fait pas du latin une langue supérieure à d’autres. À ce chapitre, l’anglais offre aussi d’excellents exemples de concision.

      Comment traduiriez-vous les adverbes anglais suivants : relectantly, admittedly, disparagingly, knowingly, reluctantly, intragluteally? Par plus d’un mot : à contre-coeur, à son corps défendant; de l’aveu général; avec mépris, d’un ton désapprobateur; etc.

      L’anglais a une souplesse de dérivation telle que la simple addition du suffixe -ly fait d’un adjectif ou d’un participe un adverbe. Le français n’a pas cette souplesse. Le suffixe -ment ne s’accroche pas à tout. Et les régents sont là aussi pour interdire certaines créations. Je pense en autres à « possiblement », qu’au Québec nous utilisons couramment. Voyez ce qu’en dit maintenant le Petit Robert.

      possiblement [pɔsibləmɑ̃] adverbe
      étym. 1337 ◊ de possible, repris au xxe sous l’influence de l’anglais possibly

      ■ Rare ou région. (Canada) D’une manière possible. Les personnes possiblement intéressées par cette offre. ➙ éventuellement. Des dégâts possiblement terribles. ➙ peut-être.

      Au début de mes études en traduction, je me faisais taper sur les doigts si j’utilisais l’adverbe « possiblement ». C’était un ANGLICISME, selon les prof. (possibly!) Le Robert le classe maintenant comme un régionalisme… Moi, je vois le problème bien différemment aujourd’hui.

  10. Martin dit :

    Votre commentaire à la fois érudit, intéressant et amusant m’a remis en mémoire des tournures régionales que j’ai rencontrées dans le Pacifique sud, tant au niveau du français que de l’anglais.

    Je ne voulais pas particulièrement parler de la concision du latin. En fait je peux vous dire que je vérifie personnellement et quotidiennement l’hypothèse de sapir-whorf que vous connaissez sans doute. En schématisant, cette hypothèse dit qu’un langage est limitatif pour la pensée car la structure de la langue enferme dans un moule la pensée des personnes parlant cette langue.

    Je m’ennuie beaucoup avec les langues modernes, je déplore leur manque d’acuité, leurs ambigüités. Alors effectivement, comme vous l’avez souligné, telle ou telle langue peut l’emporter sur un point mais le schéma même de construction du latin, et en particulier du vocabulaire, très difficile à rendre en français est pour moi une référence.

    Il est facile de trouver le sens d’un mot latin qu’on ne connait pas (ou de s’en approcher) de par son étymologie, créer un néologisme ne présente pas plus de difficulté.

    En résumé ma pensée est limitée avec ces langues modernes, soit par le manque de vocabulaire, (j’entends de vocabulaire précis), soit par le manque de conjugaisons (le fait que le subjonctif et la concordance des temps soient devenus des notions quasiment archaïques), etc…

    • rouleaum dit :

      J’aimerais vous suggérer la lecture de deux ouvrages récemment publiés. Deux ouvrages, écrits par Guy Deutscher, que tous ceux qui s’intéressent à la langue devraient lire. Je les ai trouvés emballants.
      Through the language glass : Why the World Looks Different in Other Languages, 2011 (ISBN 978-0-312-61049-4) et

      The unfolding of Language; An Evolutionary Tour of Mankind’s Greatest Invention, 2206 (ISBN-13 978-0-8050-8012-4)

      Bonne lecture.

  11. Martin dit :

    Merci bien ! Je ne vais pas manquer de déguster ces ouvrages que vous recommandez.

  12. Jacqueline bellido dit :

    C’est comme ça c’est tout . intransitif c’est intransitif et transitif c’est transitif, c »est comme le S du pluriel des noms et le ENT du pluriel des verbes. On ne se casse pas la tête : on applique. C’est là le charme de la belle et immuable grammaire. On dit « Je me rappelle mon cousin » et on dit « Je me souviens de lui. » C’EST COMME ÇA ! Et ce n’est pas du tout gênant car se rappeler veut dire très exactement la même chose que se souvenir. Où est le problème ? On ne discute pas la grammaire , on l’applique. Et ce n’est pas parce -qu’on participait jusqu’à présent à une erreur collective qu’il faut continuer une fois l’erreur découverte …. Avant on ne savait pas. Maintenant on sait. Faut pas renâcler. Faut simplement se dire : c’est chouette, maintenant je sais !!!! Et Je ne ferai plus jamais cette faute que tant et tant de gens font !
    Voilà ! Rappelez vous bien cela, les amis !
    Et surtout….. souvenez vous en !!!😁

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