Nouveau-né, nouveau venu (1 de 2)

Un NOUVEAU-NÉ n’est-il pas un NOUVEAU VENU?

 

Pourquoi poser une telle question quand la réponse est si évidente? Ceux qui me connaissent savent que cette question en cache une autre, dont la réponse l’est moins : pourquoi deux termes véhiculant la même idée,  tous deux formés de nouveau, n’ont-ils pas la même forme? Le premier prend un trait d’union, mais pas le second.

La présence obligatoire du trait d’union dans nouveau-né m’intrigue au plus haut point. En a-t-il toujours été ainsi? Si oui, pourquoi? Si non, depuis quand doit-on lui en mettre un? Comment le justifier? Est-il le seul mot composé de nouveau à devoir être ainsi affublé? Si oui, pourquoi lui et nul autre? Autant de questions auxquelles je n’avais pas de réponse. Ce fut, vous le devinez bien, le début d’une autre quête.

En français, combien y a-t-il de mots composés, où nouveau est relié par un trait d’union? Dans les dictionnaires d’aujourd’hui, il n’y en a qu’un : nouveau-né. Un seul et unique! Et cela, même si nouveau se retrouve très souvent antéposé. Il suffit de penser à nouveau marié, nouveau converti, nouveau diplômé, etc. (Vous me pardonnerez, j’espère, de ne pas avoir répété la préposition à.)

En a-t-il toujours été ainsi?

La réponse est NON. Dans les livres publiés, par exemple, entre 1651 et 1700, j’ai pu retracer 387 occurrences de nouveau(-)né. De ce nombre, seulement 19 % avaient un trait d’union! On pourrait s’aventurer à dire, malgré le caractère peu scientifique d’un tel relevé, que la majorité des utilisateurs de cette époque (1 sur 5) écrivaient nouveau né. Va pour les usagers.

Mais qu’en disent les dictionnaires de l’époque?

Comme  ces ouvrages sont censés refléter l’usage, j’en ai consulté deux, le dictionnaire de Richelet et celui de Furetière. Plus précisément, deux éditions de chacun : celles de 1680 et de 1694 du Richelet; celles de 1690 et de 1701 du Furetière. À remarquer que ces deux décennies se chevauchent partiellement (80-94 vs 90-01). Pourquoi deux éditions? Parce que certains mots de la langue évoluent plus vite que d’autres et que le terme en cause pourrait être du groupe. Et comme nous le verrons, les résultats obtenus m’ont donné raison.

A-   Dans le Richelet de 1680 (p. 76), on trouve : Nouveau-né  s.m. Qui est né depuis peu. [Un enfant nouveau-né. Dans celui de 1694 (p. 76), Nouveau né  s.m. Qui est né depuis peu. [Un enfant nouveau né].

La juxtaposition de ces deux entrées n’est pas innocente. Je veux, ce faisant, attirer votre attention sur certaines particularités : 1) la disparition du trait d’union;  2) le maintien de la catégorisation du mot vedette en tant que substantif masculin; 3) la pertinence de l’exemple utilisé pour illustrer l’emploi du mot vedette.

1-   Entre 1680 et 1694, nouveau-né devient nouveau né! Comment expliquer la disparition du trait d’union, seule différence entre les deux entrées, si non par un changement dans l’usage? Ce n’est qu’une hypothèse, par ailleurs difficilement vérifiable.

2-   Dans les deux éditions, nouveau(-)né, avec ou sans trait d’union, est dit substantif masculin (s.m.). Cette catégorisation me prend au dépourvu. Il ne faut pas être lexicographe diplômé pour savoir qu’un substantif se définit habituellement par un autre substantif; un verbe, par un autre verbe (1). Mais ici, tel n’est pas le cas. Richelet recourt à un pronom relatif (QUI) suivi d’un verbe (est né). Cette formulation est celle d’un adjectif (2) et non d’un substantif. Pensez seulement à facile : QUI se fait sans peine; gros : QUi dépasse la mesure ordinaire; médian : QUI est placé au milieu.

Un bon avocat du diable pourrait rétorquer qu’à cette époque le terme substantif pouvait avoir un sens différent de celui qu’on lui attribue aujourd’hui, et que son mode de définition pouvait, lui aussi, être différent. Objection fort valable, mais à rejeter, car après vérification, tel n’est pas le cas chez Richelet.

3-   Il est de règle d’illustrer l’emploi du mot vedette par un exemple approprié. Dans le cas qui nous intéresse, j’y vois un sérieux problème. Nouveau(-)né étant dit substantif; on s’attend à le voir utilisé comme tel. Or, il est employé comme adjectif! Conformément d’ailleurs à la définition qu’il en donne : qui est né depuis peu. Richelet semble vraiment s’être fourvoyé soit en le disant  substantif, soit en l’employant comme adjectif. – Je n’irai pas le crier sur tous les toits, mais je me permettrai de le penser par écrit.

B-   Dans le Furetière de 1690, on ne trouve nouveau né que sous nouveau, adj. : « Qui est né, venu, ou a paru depuis peu de temps. Les vins nouveaux sont ceux qui sont recueillis à la dernière Vendange. C’est un nouveau né, qui est depuis peu au monde. Cet homme est un nouveau venu, qu’on ne connaît point ou qui est arrivé ou venu le dernier en une compagnie. Le Nouveau monde est l’Amérique qui a été inconnue aux Anciens. » La lecture de cette entrée me fait sourciller de nouveau (ou à nouveau?).

À remarquer que, contrairement à ce qu’on trouve dans Richelet, nouveau est dit ici adjectif, ce que vins nouveaux et Nouveau monde illustrent bien. Là où j’ai un problème, c’est avec les deux autres exemples : un nouveau né et un nouveau venu. La règle veut que l’article précède le substantif. Comme nouveau est dit adjectif, il faut en conclure que et venu sont des noms! OUF! À l’époque, on ne disait pas, et aujourd’hui on ne dit toujours pas, un , un venu. La seule explication possible serait que Furetière s’est lui aussi fourvoyé, en recourant à cet exemple. Rien dans l’édition de 1690 ne vient infirmer ou confirmer mon interprétation. Nous verrons qu’il en est autrement dans l’autre édition consultée.

Le Furetière de 1701  me réservait d’autres surprises, trois en fait. Pas sous nouveau, adj., car on y retrouve le même contenu que dans l’édition de 1690, y compris le problématique un nouveau né. Mais sous nouveau-né. En effet, ce terme est devenu mot vedette. La nouvelle entrée se lit comme suit : nouveau-né  adj. et s.m. Qui est né depuis peu de temps, qui vient de naître. C’est un enfant nouveau-né. C’est un nouveau-né. »

Première surprise : le trait d’union fait son apparition; deuxième surprise : nouveau-né est dit à la fois adj. et s.m. Il ne faut pas s’étonner du libellé de la définition ( qui + verbe), caractéristique d’un adjectif, car il y a ici substantivation de l’adjectif; troisième surprise, agréable cette fois : les exemples sont appropriés. Ils illustrent bien son emploi comme adj. (C’est un enfant nouveau-né) et comme s. m. (C’est un nouveau-né).

Alors, si l’on se base sur le Furetière, faut-il ou non utiliser le trait d’union? Quelle différence faut-il faire entre c’est un enfant nouveau né, que l’on trouve, dans les deux éditions, sous nouveau, et c’est un enfant nouveau-né, que l’on trouve sous nouveau-né, dans l’édition de 1701? J’y perds mon latin.

De toute évidence, à la fin du XVIIe siècle, il n’y avait pas consensus sur la façon d’écrire nouveau(-)né, du moins dans  les dictionnaires consultés.

Et qu’en dit l’Académie française?

Tout dépend de l’édition consultée, donc du siècle au cours duquel le dictionnaire a été rédigé.

En effet, en 1694 (époque des Richelet et Furetière), l’Académie  ne semble pas trop savoir sur quel pied danser. Dans le DAF (1e éd.), on trouve : « Nouveau-né, Qui est né depuis peu de temps, qui vient de naistre. Un enfant nouveau né ». Faut-il, oui ou non, mettre un trait d’union? Bien malin qui pourrait répondre. Si encore l’Académie avait précisé la nature du mot vedette, nous pourrions spéculer sur cette différence de graphie – p. ex. présence du trait d’union dans le substantif, absence dans l’adjectif –, mais elle n’en a rien fait. Autrement dit, l’Académie, elle qui est censée avoir le dernier mot, ne nous est d’aucun secours.

En 1762, l’usage semble avoir changé. Le DAF (4e éd.) nous présente le terme sans son trait d’union :  Nouveau né  adj. Qui est né depuis peu de temps, qui vient de naître. Un enfant nouveau né.  

Quelques décennies plus tard, le trait d’union réapparaît (DAF, 5e éd. 1798). Le moins que l’on puisse dire, c’est que, en ce siècle des Lumières, l’USAGE semble très changeant, très précaire!    

Féraud, dans son Dictionaire (sic) critique de la langue françoise (1787-88), l’écrit sans trait d’union. Peut-être s’inspirait-il de la 4e éd. du DAF. Qui sait?

De toute évidence, la belle unanimité que l’on voit aujourd’hui relativement  à la graphie de nouveau-né n’existait ni au XVIIe ni au XVIIIe siècles. C’est au XIXe siècle que l’emploi du trait d’union s’est systématisé. Dans les trois dictionnaires consultés (le Landais, 3e éd. 1846; le Bescherelle, 1856 et le Littré, 1872), une seule graphie : nouveau-né. Il y a, à ne pas en douter, unanimité sur la graphie mais pas sur la nature du terme. L’Académie (1835) le dit adjectif; le Landais (1846), substantif; le Bescherelle (1856), adj. et substantif. À vous de choisir…

L’emploi du trait d’union s’est peut-être systématisé, mais sa présence obligatoire  n’a jamais été justifiée.

Nouveau-né a-t-il toujours été le seul et unique mot à être affublé d’un tel trait?

Absolument pas. Dans les mots composés de nouveau, le trait d’union apparaît et disparaît au gré des auteurs, au gré des éditions,  au gré des pages. Bref, essayer d’y voir clair n’est pas une mince affaire.

À la fin du XVIIe siècle

En 1680, Richelet (p. 76) donne nouveau-né et nouveau-venu. Dans l’édition de 1694, il le leur enlève. Il faut dorénavant écrire nouveau venu et nouveau né.

En 1690, Furetière donne nouveau né et nouveau venu. En 1701, il leur ajoute un trait d’union, exactement l’inverse de ce que Richelet a fait. Ils deviennent donc nouveau-né et nouveau-venu. Furetière prend toutefois soin d’ajouter :

« On ne conteste point que nouveau-venu ne soit un seul mot, quand il est substantif ; mais on en doute lorsqu’il est adjectif ; sur tout (sic) quand il a un régime il n’est guères (sic) bon ; il vaut mieux dire, un homme nouvellement venu d’Angleterre qu’un homme nouveau venu d’Angleterre. Molière l’a pourtant employé dans ces vers […] Mais la prose ne le souffrirait pas & nouveau venu comme adjectif a peu d’usage quoiqu’il ne soit pas tout à fait condamné. »

Furetière ferait donc une distinction entre le substantif (avec trait d’union) et l’adjectif (sans trait d’union)… Mais pas systématiquement. En effet, il écrit : (sans trait d’union)  nouveaux mariez et nouveaux Chrétiens; (avec trait d’union) nouveaux-convertis (appelés aussi nouveaux-réunis)  et nouveau-monde (sorte d’œillet).

Au XIXe siècle

               Le Landais (éd. 1846, p. 269) donne nouveau-né et nouveau-venu. Il ajoute même quelques mots vedettes plutôt inhabituels : nouveau-débarqué et nouveau-marié. Était-ce l’usage d’alors? …

               Le Bescherelle (éd. 1856, p. 662) tient un discours ambigu. À l’entrée nouveau, on lit : « Il s’emploie encore dans le sens de Nouvellement, avec quelques autres participes passés qui deviennent des substantifs; et alors il est adjectif variable. Un nouveau marié/ les nouveaux convertis / les nouveaux venus / nouveau débarqué. » Mais on y trouve comme mots vedettes nouveau-venu, nouveau-chrétien, nouveau-monde et nouveau-converti. S’y retrouver relève de la haute voltige. Faut-il, par exemple, mettre un trait d’union à nouveau(-)converti, à nouveau(-)venu? Euh… Et de plus, son nouveau débarqué (sans trait d’union) reflète-t-il un changement d’usage par rapport à nouveau-débarqué (avec trait d’union) que donnait Landais, 10 ans plutôt?  Mystère.

En 1872, le Littré consigne nouveau-né, mais nouveau venu, se distinguant, à propos de ce dernier terme, des autres dictionnaires de l’époque.

Comme on peut le constater, il y en a pour tous les goûts. Quiconque se serait fait dire qu’il fallait mettre un trait d’union à tel mot pouvait immédiatement trouver une autre source qui disait exactement le contraire. Le problème est de savoir lequel a raison, lequel reflète vraiment l’usage.

Il y aurait peut-être lieu, ici, de se demander quel rôle doit jouer un dictionnaire? Doit-il refléter ou diriger l’usage? Être descriptif ou normatif? Il est bien évident que le choix que fera son auteur influencera le contenu de son ouvrage. Dans le cas qui nous intéresse, dans quel camp se situe Landais? Et Bescherelle? Et Littré? Ceux qui enregistrent l’usage ou ceux qui veulent le diriger?

Au XXe siècle

Au XXe siècle, l’emploi du trait d’union avec nouveau est réservé à nouveau-né. C’est ce qu’illustrent Le Grand Larousse illustré (1903) et le DAF (8e éd., 1935).  Nouveau venu, lui,  n’en prend pas.

Pourquoi, aujourd’hui, met-on un trait d’union à nouveau-né, et à lui seul?

Vouloir trouver une réponse à cette question, c’est comme rechercher le Saint Graal. Mission impossible, s’il en est une.

Il y a bien eu, au siècle dernier, une tentative de justification de ce trait d’union : signe distinctif du substantif par rapport à l’adjectif. Mais ce ne fut qu’une tentative, les cas particuliers venant contredire le tout.

Si, aujourd’hui, il faut mettre un trait d’union à nouveau-né, et à lui seul, c’est qu’on en a décidé ainsi, « on » désignant les gens qui se présentent comme de fins « observateurs » de l’usage, c’est-à-dire les rédacteurs de dictionnaires ou de grammaires (3). Mais, dans les faits, sont-ils des observateurs ou des régents? Qu’a donc de particulier nouveau-né pour qu’on l’agrémente (ou qu’on l’affuble, c’est selon), lui et lui seul, d’un trait d’union? Bien malin qui pourrait fournir une réponse défendable. Mais c’est ce que supposément l’USAGE (4) veut que l’on fasse.

Peut-être faudrait-il rappeler ce que Vaugelas écrivait, en 1647, à propos de l’USAGE, dans la préface de son ouvrage Remarqves sur la langve françoise (p. 24):

En un mot, l’Vsage fait beaucoup de choses par raison, beaucoup sans raison, et beaucoup contre raison.

La graphie des mots composés de nouveau, telle que prescrite par les ouvrages dogmatiques, tient-elle d’un USAGE fait par raison, sans raison ou contre raison?… À vous de répondre.

Bref, la présence d’un trait d’union à nouveau-né semble tenir plus d’un caprice de la langue – ou de ses régents – que d’un réel besoin. Le fait que ce soit le seul mot à en prendre un ne semble pas avoir troublé le Conseil supérieur de la langue française (CSLF). Ce dernier aurait pu y voir une anomalie à corriger, comme il en a vu pour d’autres mots, mais  il n’ a rien fait, même s’il s’est penché sur l’emploi du trait d’union. Il a raté une belle occasion d’harmoniser la graphie de mots ayant une même construction. Il  était plus préoccupé à le faire disparaître par soudure des éléments (règles A-1 à A-5) et à en ajouter un dans les numéraux composés (règle A-6) qu’à se demander si la présence du trait d’union était justifiée (5) et à intervenir le cas échéant.

Nous devrons donc continuer à vivre avec cette exception, cette anomalie (6).

Maurice Rouleau

(1)       Lecture : Action matérielle de lire, de déchiffrer (ce qui est écrit); Médecin : Personne habilitée à exercer la médecine; Lire : Suivre des yeux en identifiant (des caractères, une écriture); manier : Faconner, modeler avec la main

(2)      Autres formulations possibles d’un adjectif: se dit de, relatif à.

(3)      Il suffit parfois qu’un rédacteur bien coté prenne position sur un sujet particulier pour que les autres, par déférence, adoptent aveuglément son point de vue.  Ainsi peuvent se perpétuer –  j’irais jusqu’à dire se perpétuent – certaines façons de faire. Un manque d’esprit critique peut avoir les mêmes conséquences.

(4)      On aurait peut-être des surprises si ces rédacteurs devaient expliquer ce qu’ils entendent par « usage ».

(5)      Contant, C., Grand vadémécum de l’orthographe moderne recommandée, Éditions de Champlain, Montréal, 2009.

(6)     Mais ce n’est pas la seule. Son accord nous réserve aussi des surprises : des nouveau-nés, mais des nouveaux venus. Je vous ferai part bientôt de mes réflexions sur le sujet.

P.-S. –  Dans le prochain billet, je me pencherai sur la condamnation de l’emploi du verbe quitter, sans complément d’objet.

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3 commentaires pour Nouveau-né, nouveau venu (1 de 2)

  1. RG dit :

    En effet, l’accord complique encore plus les choses : « nouveau-nés », dans le « Lexis » et le « Petit Robert », mais le second ouvrage mentionne que « nouveaux-nés » et « nouvelles-nées » sont parfois utilisés. La règle classique voulait pourtant que « nouveau », dans ce cas précis, était invariable. Aussi, une recherche de type « dans la définition » lancée dans le « Grand dictionnaire terminologique » de l’OQLF avec « nouveaux-nés » génère quatre entrées…

    Dans le même ordre d’idées, dans la quatrième édition du « Multidictionnaire de la langue française » (2003), « porte-parole » était un nom invariable. Mais dans l’édition suivante (2009), et la plus récente, « porte-paroles » est accepté. Mais que s’est-il donc passé durant ces neuf années…

  2. rouleaum dit :

    Votre commentaire est tout à fait pertinent. Mais, vous brûlez les étapes, si l’on peut dire. En effet, dans la Note de bas de page # 6, je vous informe que je suis à examiner les bizarreries de l’accord de nouveau-né, nouveau venu. J’avais au départ l’idée de vider la question (trait d’union et accord) dans un seul billet, mais l’importance de la documentation relative au trait d’union m’a forcé à scinder mon analyse en deux,

    Vous aurez remarqué, j’en suis certain, que je ne suis du genre à proclamer : il faut faire ceci et ne pas faire cela, ce qu’un texte de 140 caractères fait obligatoirement. Une telle approche fait que mes billets sont très documentés et, par conséquent, d’une longueur inhabituelle même pour un blogue. Je m’en excuse, mais je ne peux faire autrement. C’est sans doute une conséquence, heureuse ou malheureuse, de ma formation de scientifique – certains appelleraient cela une déformation.

  3. Marc81 dit :

    Georgin écrit à ce sujet : « Mais dans mort-né et nouveau-né, mort et nouveau, considérés comme des préfixes, ainsi que le montre leur trait d’union, restent invariables. On s’explique mal cette mystérieuse différence de traitement entre nouveau venu et nouveau-né. »
    Même interrogation chez Le Gal : « Pourquoi l’Académie écrit-elle nouveau-né avec un trait d’union et nouveau marié sans trait d’union. Clédat pense que c’est parce qu’on a l’habitude de n’employer nouveau-né qu’au masculin ; dès lors, nouveau nous semble plus intimement lié à né qu’à marié ».

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