24 heures par jour, 7 jours par semaine

24 heures par jour, sept jours par semaine

Si votre fille de 12 ans et trois quarts parle uniquement du groupe de musique pop One Direction, et quand je dis « uniquement », je veux dire sept jours par semaine, à toute heure du jour, avec ses amies et ses parents […]

Comme tout bon chien de Pavlov, j’ai immédiatement réagi en lisant cette phrase dans La Presse du 19 mars 2012. Je me suis rappelé : Ne dites pas… sept jours par semaine, mais dites… sept jour sur sept. L’étudiant docile que j’étais, voilà de cela quelques décennies, avait enregistré cette remontrance. Le réviseur que je suis devenu n’a toujours rien oublié. En exercice, je me serais immédiatement saisi de mon stylo pour couvrir de rouge cette abomination. J’aurais dit, comme Tartuffe à Dorine (Molière, Tartuffe, Acte III, scène 2, vers 860) :

Couvrez ce sein [par semaine] que je ne saurais voir :
Par de pareils objets les âmes sont blessées,
Et cela fait venir de coupables pensées.

Aujourd’hui à la retraite, je me permets de faire naître certaines pensées « coupables ». En disant, par exemple, La librairie est ouverte sept jours par semaine. Pourquoi serait-ce fautif? Pourquoi ne pourrais-je pas m’exprimer ainsi? « Parce que c’est comme ça », direz-vous. Me revient alors la réplique de Cyrano au vicomte qui se riait de son nez (acte 1, scène 4) :

                                            « Ah ! Non ! C’est un peu court, jeune homme!

                         On pouvait dire… oh ! Dieu ! … bien des choses en somme… »

Tous n’ont pas la verve d’un Cyrano – ou d’un Edmond Rostand – qui poursuit sa répartie sur 50 autres vers. J’en conviens. Mais il devrait être possible de répondre autre chose que « parce que c’est comme ça », car ça, c’est vraiment court. Même si cela cloue le bec à bien des gens.

Q-1        Serait-ce que par semaine ne se dit pas, contrairement à sur 7 ?

Comme chacun le sait, une préposition « relie et subordonne, par tel ou tel rapport, un élément de phrase à un autre ». Un même rapport peut être exprimé par des prépositions (ou des locutions prépositives) différentes (ex. : pour, dans le but de, afin de); tout comme une même préposition peut indiquer plus d’un rapport (1). C’est le cas, entre autres, de par, qui peut en exprimer au moins cinq : le lieu (entrer par la fenêtre), l’agent (la défaite des Bruins par les Red Wings), le moyen (tirer par les cheveux), la cause (agir par crainte), la manière (reproduire par réprographie), la distribution (gagner plus de 1000 $ par semaine). Par semaine est donc bel et bien français. Pourtant, on le dit « fautif » dans sept jours par semaine! Où est donc le problème?

Q-2        Serait-ce que le substantif qui précède et celui qui suit la préposition par ne doivent pas appartenir au même champ sémantique, comme cela est le cas avec jour/semaine ou encore avec heure/jour?

Cet argument expliquerait que l’usage admette deux fois par jour ou encore gagner 1000 $ par mois, mais que ce même usage condamne 24 heures par jour ou 7 jours par semaine. Les substantifs utilisés dans les deux expressions admises [fois et jour dollar ($) et mois] n’appartiennent effectivement pas au même champ sémantique.

               Si cet argument est valable, comment expliquer que l’on puisse dire : deux jours par semaine, mais jamais sept jours par semaine? Euh…!

Q-3        Serait-ce que les deux éléments en question ne doivent pas s’équivaloir, comme c’est le cas entre 7 jours et 1 semaine ou encore entre 24 heures et 1 journée?

Cet argument mérite qu’on s’y attarde, car, s’il s’avère juste, nous aurions peut-être la clé du mystère. Il expliquerait, à coup sûr, la « correctitude » (2) de deux jours par semaine ou encore celle de 8 heures par jour. La raison tiendrait-elle alors au rapport partie ↔  tout qu’entretiendraient ces deux éléments?

Ouvrons ici une parenthèse.

Cela me rappelle la difficulté que pose, à certains, l’emploi du relatif dont, si l’on ne tient pas compte de la valeur partitive de la proposition qu’il introduit. On peut dire : Vous m’avez prêté 4 romans dont deux d’auteurs québécois (partie). Mais il est impossible de dire : J’ai reçu à souper quatre amis, dont Jean, Pierre, Louis et Paul (tout). Pour la simple et unique raison que dont signifie « parmi lesquels » et que Jean, Pierre, Louis et Paul forment la totalité.

Fermons la parenthèse.

Justifier 2 jours par semaine (8 heures par jour) mais condamner sept jours par semaine (24 heures par jour), en faisant appel au rapport partie/ tout est très, très tentant, mais…

Mais alors, que faire de 365 jours par année? Que je sache, cela n’est pas « fautif » et pourtant il y a équivalence : une année comporte bel et bien 365 jours (si vous exceptez les bissextiles, bien entendu). Euh…!

Q-4        L’emploi de la préposition sur serait-il réservé aux seuls cas d’équivalence, du genre 7 jours sur 7 ou 24 heures sur 24?

Assurément pas. On dit, sans se faire réprimander : 1 jour sur 2 ou encore 3 semaines sur 4? Alors… Il faut chercher une autre explication.

Il en existe deux autres. Je vous les présente pour ce qu’elles valent. Moi, j’ai fait mon nid. À vous de faire le vôtre.

1-   Clarté dans la formulation et condamnation par extension

Si je vous disais : J’y suis 7 jours sur 10 080 minutes, vous ne saisiriez pas, à coup sûr, le sens de mon message. La raison en est fort simple : le second terme (10 080 minutes) ne correspond à aucune valeur de référence connue de tous. Vous ne sauriez dire à combien d’heures ni à combien de jours correspondent ces 10 080 minutes. La formulation est certes précise (mathématiquement parlant), mais elle n’est pas claire (linguistiquement parlant).

Pour que ce second élément acquière une certaine clarté, il faudrait qu’il soit la réplique du premier. Si je vous avais dit : J’y suis 10 080 minutes sur 10 080 minutes, vous comprendriez d’emblée que j’y suis tout le temps. Le message passerait, même si vous ne savez pas à quoi correspondent exactement ces 10 080 minutes.

Cette clarté – toute relative – qu’apporte la reprise d’un même élément est peut-être à l’origine de la condamnation de 7 jours par semaine ou encore de 24 heures par jour, où il n’y a pas répétition. Mais, direz-vous, ces deux expressions sont parfaitement compréhensibles. Et vous n’avez pas tort. Pourquoi alors les considérer « fautives »? Je n’ai pas de réponse précise. Je ne peux que spéculer. Je me risquerais à dire que les régents de la langue ont un goût prononcé pour les règles générales  et, par conséquent, une sainte horreur des exceptions! (Ouf… mieux vaut entendre cela que d’être sourd, n’est-ce pas?) Pour eux, clarté signifierait répétition du même élément. Et cela même dans les cas évidents, comme 7 jours sur 7… Qu’en pensez-vous?

2-   Anglicisme

Même si l’on rencontre souvent les expressions 24 heures par jour, sept jours par semaine, à l’oral comme à l’écrit, on s’empresse de les condamner, à les dire « fautives » : elles sont calquées sur l’anglais. En effet, dans la langue de Shakespeare, ne dit-on pas  twenty-four hours a day, seven days a week? É..vi..dem..ment! Comment n’y ai-je pas pensé avant! Comme Archimède, je pourrais m’écrier : Eurêka! Puis dormir en paix. Mais… ne nous réjouissons pas trop vite. Je me méfie de ces évidences trop « évidentes », surtout en matière de langue. Elles tiennent souvent du sophisme (3).

Si l’on recourt si aisément au « calque sur l’anglais » pour condamner 7 jours par semaine ou encore 24 heures par jour, pourquoi ne condamne-t-on pas 365 jours par année, qui pourtant peut se dire en anglais 365 days a year? Une exception, sans doute! Les régents – aussi bien ceux qui prescrivent que ceux qui se font simplement les porte-voix – recourraient-ils à l’anglicisme uniquement quand bon leur semble? On a beau être en langue, un peu de logique n’a jamais fait de tort.

Je dois vous avouer que le recours à l’anglicisme comme argument de condamnation m’agace au plus haut point. Non pas que je nie l’existence du phénomène. Que non! Il existe bel et bien. Ce qui m’agace, c’est qu’on y recourt à propos de tout et de rien. Il suffit que la tournure française se rapproche de la tournure anglaise pour qu’on la condamne sans autre forme de procès. J’en veux pour preuve le fameux « comme étant », qui m’a toujours été présenté comme un anglicisme syntaxique, car l’anglais dit : as being. Peut-il exister un argument plus convaincant?  Non… aux dires de certains. C’est donc un anglicisme. Point, à la ligne. Cela, c’était dans les années 1980. Et aujourd’hui? On continue à perpétuer cette condamnation, peu importe la source consultée. Personne ne se demande si elle est justifiée. Personne, sauf…

Personne, sauf Frèdelin Leroux fils! Agacé bien avant moi par tous les anglicismes qu’on lui signalait, il s’est attaqué à ces condamnations à l’emporte-pièce (4). Il en a presque fait sa raison de vivre. C’est, pour ainsi dire, notre Hercule Poirot. Ceux qui craindraient de faire un anglicisme en l’appelant ainsi pourront toujours dire qu’il est notre Sherlock Holmes! L’un n’est-il pas le calque de l’autre! Dans sa chronique sur comme étant, F. Leroux fils nous fait la preuve qu’il n’y a que de ce côté-ci de l’Atlantique qu’on le dit anglicisme. Si c’est vraiment un anglicisme, les Français n’en ont pas conscience, car ils l’utilisent sans scrupule. Certains pourraient prétendre que cet argument, surtout à propos d’anglicismes, n’a pas vraiment de poids : en France, on recourt peut-être plus souvent à des mots anglais qu’on le fait maintenant au Québec. Soit. Mais quand l’exemple vient d’en haut… Je ne parle pas ici du dictionnaire Robert 2010, où on trouve 19 comme étant (4 seulement par des auteurs). Non, je parle d’encore plus haut. De l’Académie française, celle-là même qui détient tous les droits (héréditaires, paraît-il) sur la pureté de la langue.

Dans la 8e édition du DAF (1935), on rencontre comme étant plus d’une dizaine de fois. Dans la 9e édition du DAF (1985-…), on le voit à appréhender (considérer comme étant à craindre); à localisations cérébrales (régions du cortex considérées comme étant le siège de certaines fonctions du système nerveux central); à  (Dans cet emploi, où […]est ressenti aujourd’hui comme étant de moins bonne langue que les formes du relatif composé […]); à plagiat (ANTIQ. Vente d’hommes libres présentés comme étant des esclaves). Si l’Académie le dit, pourquoi ne pouvons-nous pas en faire autant? Poser la question, c’est y répondre. Mais encore faut-il se poser la question et cesser de croire tout ce qu’on peut nous raconter.

Revenons à nos moutons. La question est de savoir si 7 jours par semaine ou 24 heures par jour sont vraiment des anglicismes. Si oui, depuis quand? Pour avoir une certaine idée – pas une réponse ferme –, j’ai fait une petite étude diachronique de ces expressions. J’ai voulu savoir si ces dernières dataient d’hier ou d’avant-hier. En effet, si elles se rencontrent depuis des siècles, le caractère « fautif » est de toute évidence exagéré. Voyons ce qu’il en est.

Je présente, dans le tableau qui suit, les fréquences des expressions  sept jour sur 7 et sept jours par semaine, relevées dans les livres publiés entre 1800 et 2000 et numérisés par Google. J’ai choisi arbitrairement des périodes de cinquante ans. Les résultats obtenus m’ont surpris. Agréablement, faudrait-il ajouter.

Années                               Sept jours sur sept           Sept jours par semaine

1800-1850                                        5                                          50

1850-1900                                        5                                        229

1900-1950                                        9                                        219

1950-2000                                 1710                                      1170

On disait déjà sept jours par semaine durant la première moitié du XIXe siècle! J’en reste bouche bée. Non seulement le disait-on, mais cette expression était plus courante que sept jours sur sept, la supposée seule bonne formulation! Et cela, jusqu’en 1950. Il y a là de quoi ébranler la béatitude de l’étudiant le plus docile. Et, du même coup, réjouir l’étudiant un peu sceptique. Je serais bien curieux de voir la réaction des régents s’ils prenaient connaissance de ces données, eux qui clament, haut et fort, sans évidemment en avoir vérifié l’authenticité, qu’il s’agit d’un anglicisme.

Entre 1950 et 2000, on note une augmentation faramineuse des deux expressions, sept jours par semaine étant légèrement moins fréquent. Est-ce suffisant pour en faire un anglicisme? Certainement pas. Comment expliquer que l’on utilise alors sept jours sur sept beaucoup plus souvent qu’au cours des demi-siècles précédents? Pour répondre à cette question, il me faudrait savoir à quand remonte la condamnation de sept jours par semaine, mais je l’ignore. Car, à partir du moment où l’on condamne une des expressions – sans autre forme de procès, cela va sans dire, on est en langue –, il est normal que la forme, supposément correcte, soit privilégiée. C’est ce que j’oserais appeler le « syndrome de la saucisse Hygrade ». Vous me pardonnerez cet emprunt à un slogan publicitaire qui m’a bercé dans mes jeunes années : « Plus de gens en mangent parce qu’elles sont plus fraîches; elles sont plus fraîches parce que plus de gens en mangent. » Donc, impossibilité de savoir qui vient avant l’autre!

La prochaine fois que je rencontrerai sept jours par semaine, peut-être devrais-je me retenir de sauter sur mon crayon rouge. Ma conviction qu’il s’agit d’une « faute » est ébranlée. Fortement ébranlée. Au point que je me permettrais d’écrire  La librairie est ouverte sept jours par semaine. Malgré les protestations assurées de mon éventuel réviseur, que je mettrais cette fois au défi de justifier sa correction. Vous aurez deviné que c’est l’étudiant rebelle qui parle. Soit dit en passant, saviez-vous que sept jours sur sept, est dit « familier », par le Dictionnaire des anglicismes, Le Colpron (2007)! Me voilà bien piégé : je ne pourrais plus dire sept jour par semaine (c’est un anglicisme!) et je ne peux plus dire sept jours sur sept (c’est familier). Comment alors me faudrait-il le dire dans une langue soutenue? Euh…!

On jurerait que les régents de la langue prennent un malin plaisir à tout compliquer. J’irais jusqu’à penser – mais pas à dire – qu’ils sont vicieux, i.e.  « Dont les mauvais penchants ne peuvent se corriger ».

MAURICE ROULEAU

(1)   Rouleau, M. Est-ce à, de, en, par, pour, sur ou avec? La préposition vue par un praticien, Linguatech éditeur, Brossard (Québec), 2002 ou http://www.btb.termiumplus.gc.ca/tpv2guides/guides/rdp/index-fra.html?lang=fra

(2)   Avez-vous déjà remarqué qu’il n’existe en français aucun mot pour dire « état de ce qui est correct »? Il y a plénitude, complétude, certitude, inquiétude, infinitude, lassitude, etc. Mais pas correctitude. L’utiliser serait-il faire usage d’un barbarisme? À moins que le Petit Robert ne l’ait sciemment omis de sa nomenclature… parce que « peu utilisé »? Qui sait? Si tel est le cas, comment expliquer la présence de infinitude? Euh…!

(3)   Sophisme du genre :

– Pouvez-vous me prouver que ce n’est pas un anglicisme?

– Non.

– Donc, c’est un anglicisme!

(4)   Pour lire ses diverses chroniques sur ce qui lui créait des Mots de tête, voir : http://www.termiumplus.gc.ca/tpv2guides/guides/chroniq/index-fra.html?lang=fra&lettr=indx_autr54&page=244#zz54 .  Et pour ceux qui préfèrent le format papier, ses premières chroniques ont été publiées chez Éd. David (Ottawa, 2002) : Mots de tête. Chroniques impertinentes sur les tabous de notre langue (ISBN : 2-922109-87-9).

P.-S. –  Dans le prochain billet, je me pencherai sur l’expression « écouter la télé », qui serait fautive. C’est du moins ce que l’on prétend.

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5 commentaires pour 24 heures par jour, 7 jours par semaine

  1. Marc81 dit :

    Plusieurs remarques :
    – L’article est intéressant… mais me laisse perplexe. Car, à la réflexion, de quelle « remontrance » parle-t-on au juste ? J’ai eu beau chercher dans mes ouvrages, je n’ai pas trouvé trace d’une quelconque recommandation à ce sujet (mais sans doute n’ai-je pas assez fouillé…)
    – Vous écrivez : Cyrano qui poursuit sa répartie > au lieu de repartie.
    – Avez-vous déjà remarqué qu’il n’existe en français aucun mot pour dire « état de ce qui est correct » ? > Et correction ? « Qualité de ce qui est correct, de ce qui est conforme à une norme, aux usages d’une société » (Ac.).

    • rouleaum dit :

      Vous soulevez trois points, auxquels je vais répondre successivement.
      1- Vous ne trouvez trace de cette remontrance dans vos ouvrages de référence. C’est fort possible. Moi, je n’ai aucune difficulté à en trouver, mais c’est dans des ouvrages québécois, qui traduisent les diktats qui ont cours ici. Si, en France, on peut écrire sept jours par semaine sans se faire corriger, tant mieux. Au Québec, nous n’avons pas cette chance. Si je me suis intéressé à cette question, c’est que le lectorat que je cherche à joindre est d’abord et avant tout québécois, ce qui n’empêche pas les Français d’en constituer près de 50 %.
      2- D’après vous, j’aurais dû écrire « repartie » et non « répartie ». Le Petit Robert reconnaît les deux graphies, depuis 1993.
      3- Ce que vous dites à propos de « correction » est tout à fait vrai. Mais qu’auriez-vous compris si, comme vous le souhaitez sans doute, j’avais écrit : « Il expliquerait, à coup sûr, la correction de deux jours par semaine ou encore celle de 8 heures par jour. » Auriez-vous sans hésitation compris que je parlais de l’état et non de l’action? D’où ma doléance de ne pouvoir recourir à « correctitude » sans l’encadrer de guillemets.

  2. Jeanne dit :

    Bonsoir,

    Je m’y prends un peu tard puisque je viens seulement de lire l’article, mais le mot « justesse » ne conviendrait-il pas mieux que « correctitude » ?

    Quant au piège que vous évoquez à la fin, un « tous les jours de la semaine » / « chaque jour de la semaine » ne pourrait-il pas faire l’affaire ?

    Merci en tout cas pour tous ces billets très développés.

    Jeanne

    • rouleaum dit :

      Qu’a « justesse » que n’a pas « correctitude » à part le fait de figurer dans le dictionnaire? Ces deux mots ne disent-ils pas la même chose? Je ne faisais que signaler un caprice de la langue qui pourrait ne pas exister sans nous causer un grave préjudice.

  3. Jo-Anne L'Heureux dit :

    Bonjour,
    Je viens de pendre connaissance de votre article. Je le trouve intéressant. Enfin, j’ai trouvé une explication sur la préposition de temps «sur» qui, soit dit en passant, n’est jamais considérée comme telle dans les différentes grammaires. J’aime surtout le facteur équivalence. Pour moi 1 jour sur 2 serait aussi une équivalence non pas de chiffres mais de jour. Pour suivre votre raisonnement 1 jour sur 2 semaines serait aussi difficile à comprendre.

    J’enseigne le français langue seconde à des immigrants et expliquer le sens des prépositions est quelque peu ardu. Il en est de même lorsqu’on doit expliquer le complément du nom: quelle préposition utiliser et avec quel déterminant, défini ou indéfini.

    Pour le 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24, c’est ce qui est proposé. Malheureusement, ces étudiants ont tous tendance à traduire directement de l’anglais. Donc, il faut leur enseigner qu’il y a d’autres façons de faire et de dire…

    Je vous remercie
    Jo-Anne

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