Combatif ou Combattif? (2 de 2)

CombaTTre / CombaTre

EmbaTTre / EmbaTre

BaTTre / BaTre

 

             La Nouvelle Orthographe veut que dorénavant on écrive combattif et combattivité, avec deux T. Simple question d’harmonisation, nous dit le CSLF (Conseil Supérieur de la Langue Française) dans son Rapport publié en 1990. Combattre ne s’écrit-il pas avec deux T? Cela se veut certes un argument  irréfutable, mais il ne l’est qu’à une condition : admettre que tous les mots de cette famille dérivent du verbe combattre. Mais qui nous dit que combatif et combativité ne sont pas plutôt des dérivés de combat? La présence d’un seul T s’expliquerait alors très facilement. Et leur « rectification » orthographique serait, du même coup, malvenue. Mais qu’en est-il?

Dans un précédent billet, je me suis penché sur cette question. En portant une attention particulière à la mode de formation des mots en français. Je voulais savoir pourquoi combatif et combativité sont apparus dans la langue avec un seul T. Pourtant ceux qui les ont créés savaient fort bien que combattre en prenait deux. Pourquoi avoir fait une exception de ces deux mots? Il doit certainement y avoir une raison, mais laquelle? Pourquoi les régents d’alors, contrairement à ceux d’aujourd’hui, ne se sont-ils pas offusqués d’un tel manque d’uniformité, d’harmonie?…

Peu importe ce que disent les régents, ce sont toujours eux qui ont le dernier mot. Eux, savent. Du moins, ils se plaisent à le croire. Nous, nous n’avons qu’à obéir. C’est ce qui fait que nous avons toujours écrit combatif et combativité avec un seul T. Et qu’aujourd’hui, il faut leur en ajouter un deuxième, car d’autres régents ont vu le jour et ont décidé qu’il en serait désormais ainsi.

Je croyais avoir fait le tour de la question, mais récemment un correspondant m’a fait parvenir ce commentaire :

Il n’y a pas que le mot combattre à prendre en compte, mais aussi battre, débattre, et en anglais battle;  l’harmonisation est finalement plus simple dans ce sens, non ?

Ce correspondant me dit, à mots couverts, que si j’avais tenu compte non seulement de combattre, mais aussi de battre et ses autres dérivés, je n’aurais même pas eu matière à douter du bien-fondé de cette rectification. Et, selon lui, le fait que son équivalent anglais, battle, s’écrive, lui aussi, avec deux T apporte de l’eau à son moulin. Voilà un point de vue fort intéressant. Mais il ne me rallie pas. Je m’explique.

BATTRE

Il est vrai que j’aurais pu (Voir ICI), faire intervenir la graphie du verbe battre (forme à deux T) qui a donné naissance, entre autres, par préfixation, à COMbattre et à battre. Sans oublier  Abattre, CONTREbattre, S’Ébattre, EMbattre, RAbattre et REbattre. J’aurais pu, dis-je, mais j’ai préféré m’en tenir au plus proche parent des mots « rectifiés », à savoir Combattre. Et ce, pour éviter d’élargir le débat. Car…

Si, pour justifier cette « rectification », je m’étais référé à battre, comme le suggère mon correspondant et comme le fait le Grand Vadémécum de l’orthographe moderne recommandée, j’aurais été obligé, en toute honnêteté, de me demander pourquoi bataille et ses proches parents (batailler, batailleur, bataillon) n’ont pas subi le même sort. Si je me pose cette question, c’est que bataille dériverait, selon le NPR, du ◊ bas latin battalia « escrime », de battuere « battre ». Si tous ces mots viennent du même étymon, battuere, pourquoi continuer d’écrire batailler avec un seul T? Je m’étais déjà posé la question, mais je n’ai pas voulu aborder le sujet pour ne pas ratisser trop large. Cette fois-ci, c’est différent. Le commentaire de mon correspondant m’y force presque.

Utiliser battre comme terme de référence, c’est dire, sans le dire ouvertement, que battre ne se serait jamais écrit autrement qu’avec deux T (ce serait sa graphie d’origine); que vouloir l’écrire avec un seul T (lui et tous ceux qui en dérivent) serait tout simplement inacceptable. Cela irriterait les bien-pensants, y compris les régents. Mais ces derniers ont, il faut bien le reconnaître, une susceptibilité très sélective. Comment expliquer autrement qu’ils continuent à ne mettre qu’un seul T à bataille et autres mots de la famille?…

Battre s’est-il toujours écrit avec deux T?

D’après les Dictionnaires d’autrefois, battre apparaît en 1694. Plus précisément, dans la 1ère éd. du DAF (Dictionnaire de l’Académie Française).  Est-ce à dire qu’avant 1694 ce verbe ne s’utilisait pas?… J’en doute fort, car les hommes se sont toujours battus. Se pourrait-il que ce verbe se soit écrit autrement?  Qu’il se soit écrit batre, par exemple?… Qui sait?… Si ce verbe à un seul T a déjà existé, cela pourrait expliquer de façon convaincante, l’existence de bataille et de ses proches parents. Tout comme, à la limite, celle de combatif et de combativité.

Ouvrons ici une parenthèse.

La raison pour laquelle je me demande si battre a pu s’écrire batre, c’est qu’en 2001, le NPR présente les verbes embattre et embatre ― qui dérivent de battre ― comme deux mots d’usage courant. Tout comme embattage et embatage. En 2001, nous pouvions donc les écrire indifféremment avec un ou deux T. Mais, en une décennie, ces mots ont subi un coup de vieux. Ils sont passés d’usage « courant » à « occasionnel ». De graphie « normale » à « ancienne ». C’est du moins ce que le NPR 2010 nous dit : « On rencontre parfois les graphies anciennes embatre, embatage ». Encore faudrait-il savoir le sens qu’il faut donner ici à ancien : qui n’existe plus ou qui existe depuis fort longtemps? Mais passons.

À quand remonte donc cette graphie à un seul T, devenue soudainement ancienne? Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle n’est pas très jeune. On la retrouve déjà dans le dictionnaire de Jean Nicot, publié en 1606 . Et même bien avant. Le Dictionnaire de l’ancienne langue française et de tous ses dialectes du IXe au XVe siècle, de F. Godefroy  en fait mention!  

Et cette graphie a la vie dure. On la retrouve encore ― et elle seule ― dans la 8e éd. du DAF, publié en 1935. Ce n’est que dans la 9e éd., dont la publication commence en 1985, que l’on voit apparaître embattre avec deux T. On y lit : « On écrit aussi, moins bienEmbatre. » Ainsi en ont décidé les Académiciens. Autrement dit, pour bien écrire, il serait préférable de lui mettre deux T, même s’il n’est pas interdit de ne lui en mettre qu’un. Cette graphie à deux T serait donc toute récente. Mais à quand remonte-elle vraiment? Certainement après 1935, car l’Académie, dans la 8e éd. du son dictionnaire,  ne reconnaît que embatre. Serait-ce au début des années 1960? Possible, car le Grand Robert admet les deux graphies « embattre ou embatre ». Cette graphie à double T est-elle une création du Robert?…  Curieux comme toujours, je me demande sur quoi se serait basé le Robert pour innover de la sorte. Peut-être n’a-t-il pas innové. Peut-être ne s’est-il qu’inspiré d’une autre source. Mais laquelle? J’ai donc cherché dans des dictionnaires publiés avant 1935. Le Littré (1872-1877) n’admet dans sa nomenclature que embatre. Tout comme le Grand dictionnaire universel du XIXe siècle (1867-1890), de Pierre Larousse. J’ai donc concentré mes recherches sur la période 1900-1935. Et j’ai trouvé… Dans le Larousse  universel en deux volumes, publié en 1922, on peut lire : « embattre, ou suiv. l’Acad., embatre (du préf. en et de battre) ». Clairement les rédacteurs de cet ouvrage veulent poliment marquer leur désaccord avec l’Académie. Selon eux, embattre doit s’écrire avec deux T, et non avec un seul, comme le prescrivent les Immortels. Ainsi, en ont-ils décidé! Serait-ce là la source d’inspiration du Robert? Lui seul pourrait le confirmer. Si tel est bien le cas, il aurait, lui aussi, marqué son désaccord avec l’Académie ― en 1935, elle l’écrit toujours avec un seul T―, mais de façon plus subtile, en nous disant seulement que les deux graphies sont courantes! Le sont-elles vraiment? Là est toute la question.

Fermons la parenthèse.

Si embattre s’est déjà écrit embatre, qu’en est-il des autres verbes qui dérivent, eux aussi, de battre? Se pourrait-il qu’ils se soient déjà écrits avec un seul T? Pour le savoir, j’ai consulté le Dictionnaire de l’ancienne langue française et de tous ses dialectes du IXe au XVe siècle, de F. Godedroy.  J’y ai trouvé : débatre (débatable); combatant (combatable); abatable (abatu), bature (batable). Comment expliquer qu’on les écrive alors avec un seul T? Ou inversement, pourquoi a-t-on décidé, plus tard, de leur en mettre deux?…

Si débatre s’utilise du IXe au XVe siècle, il faut, en toute logique, que batre existe aussi, puisque ce verbe est une forme préfixée (– et batre). Il n’est pas besoin de remonter très loin dans le temps pour le retracer. On le trouve au début du XVIIe siècle, plus précisément dans le Thresor de la langue françoyse, tant ancienne que moderne, de Jean Nicot, paru en 1606.

L’Académie, elle, décide, en 1694, de l’écrire avec deux T. Sans évidemment justifier sa  décision.  Et ce mot ne s’est jamais écrit autrement depuis lors. (1)

             Décider d’écrire combattif et combattivité sous prétexte que son étymon est battre (avec deux T), c’est ne faire appel qu’à une partie de l’histoire, celle qui va dans le sens de ce qu’on veut imposer. Battre s’est pourtant déjà écrit batre. C’est, à ne pas en douter, ce dernier qui a donné débatre (débatable); combatant (combatable); abatable (abatu), bature (batable), formes relevées dans le dictionnaire de F. Godefroy. Ce sont les Académiciens qui ont décidé plus tard d’en changer la graphie, de l’écrire avec deux T. Sur quoi se sont-ils basés pour imposer leur préférence?

La réponse est toute trouvée. Elle saute aux yeux : battre vient du latin battuere. Deux T dans l’un; donc deux T dans l’autre. N’y a-t-il pas là de quoi clouer le bec à tout récalcitrant? OUI, mais à une condition : se contenter des apparences et ne pas aller au fond des choses. S’il faut mettre deux T à battre parce qu’il vient de battuere, pourquoi ne faut-il en mettre qu’un à bataille, qui vient, lui aussi, nous dit le NPR, du bas latin battalia « escrime », de battuere « battre »? Euh…  Les apparences sont donc très mauvaises conseillères.

À quoi d’autre pourrait-on faire appel pour justifier ces mots à un seul T? Nous pourrions, par exemple, nous demander si battuere s’est toujours écrit avec deux T. Si tel est le cas, il faut alors se demander pourquoi en français on a déjà écrit ce verbe avec un seul T : batre. Pour le savoir, je consulte le Dictionnaire illustré latin-français, de Félix Gaffiot,  dictionnaire que l’on dit « de référence ».

Et j’y trouve : baTTuo (baTuo)

Les deux graphies existaient donc. Si batuere (batuo) existait, pourquoi se référer à battuere (battuo) pour justifier la présence d’un double T, sinon pour prouver son point?…

On peut également se demander pourquoi, si batuere existait, on a, à un moment donné ― Dieu seul sait quand ―, décidé de lui ajouter un second T? Ne serait-ce pas de ce verbe à un seul T que dériveraient les mots trouvés dans le Godefroy : débatre (débatable); combatant (combatable); abatable (abatu), bature (batable)? Rien ne nous empêche de le penser. On peut faire plus que le penser, on peut le documenter. Jean Nicot (1606) nous dit que batre vient : « … de ce vieux mot Latin Batuoduquel Plaute, Ciceron et Pline usent, qui signifie frapper.» Et que je sache,  Plaute, Cicéron et Pline sont de bons auteurs. Peut-être est-ce également de là que vient bataille et cie.

             Comme vous pouvez le constater, invoquer le double T de battuere pour justifier le double T de battre n’est pas un argument aussi convaincant qu’on le prétend. Car cela laisse entendre que ce mot ne s’est jamais écrit autrement. Ce qui est faux.

BATTLE

Mon correspondant fait aussi appel à la graphie du mot anglais battle pour justifier davantage l’harmonisation imposée par la Nouvelle orthographe. Comme si le fait que le mot anglais battle prend deux T puisse justifier qu’en français battre doit en prenne deux lui aussi!  Cet argument ne me convainc pas du tout. Il ne résiste pas à l’analyse, devrais-je dire. Je m’explique.

Mon correspondant ne précise pas la nature du mot anglais battle auquel il fait référence. S’il s’agit du verbe to battle, il est vrai que son équivalent français, se battre, prend deux T. Mais s’il s’agit du substantif battle, son équivalent français n’en prend qu’un. C’est bataille. Alors… le principe qu’il met de l’avant se trouve immédiatement contredit. Oublions donc ce cas particulier et examinons le principe invoqué.

Est-il vrai qu’un mot français et son équivalent dans une autre langue doivent se ressembler, si les deux dérivent du même étymon? Ce qui, si l’on ignore la réserve mentionnée ci-dessus, serait le cas de battle et de battre. J’en doute fort. Cela signifierait que deux langues aussi éloignées l’une de l’autre que l’anglais et le français (la première vient du germanique, la seconde de l’italique Voir ICI), vouent un même respect à l’étymologie. Mais tel n’est pas le cas. Pour s’en convaincre, il suffit de comparer la graphie des mots français et anglais que voici avec leur étymon, qui est soit latin, espagnol ou italien. Ces informations étymologiques sont tirées du NPR.

Mot français       Mot anglais        Mot d’origine

  • agression        aggression        aggressio (lat.)
  • aventure         adventure         adventura (lat.)
  • comité             committee        committere (lat.)
  • cristal              crystal                  crystallis (lat.)
  • mélancolie     melancholy      melancholia (lat.)
  • ornement       ornament          ornamentum (lat.)
  • projet               project                projectare (lat.)
  • rythme            rhythm               rhythmus (lat.)
  • dictionnaire  dictionary          dictionarium (lat.)
  • ennemi           enemy                inimicus (lat.)
  • exemple           example             exemplum (lat.) (2)
  • flottille             flotilla                 flotilla (esp.)
  • galerie              gallery                 galleria (ital.)
  • girafe                giraffe                 giraffa (ital.)
  • bataille              battle                  battalia (ital.)

Vous aurez noté qu’il arrive que le français double une consonne de l’étymon (ex. ennemi, flottille, dictionnaire); qu’il en dédouble une (ex. agression, comité, galerie, girafe, bataille); qu’il en enlève une (ex. adventure, mélancholie, project) ou encore qu’il change une voyelle en une autre (ex. cristal, ornement).

Clairement, invoquer la présence d’un double T dans battle pour justifier la nouvelle graphie combattif, combattivité sous prétexte que cet équivalent anglais prend deux T  n’est pas convaincant.

La « rectification » qui, en 1990, était une recommandation est maintenant devenue la « norme » à suivre. On tolérera certes l’ancienne graphie, mais la nouvelle sera privilégiée. Que cette rectification soit justifiable ou pas n’entre pas en ligne de compte. Les régents ont parlé! Nous, nous devons respecter la consigne, tout comme le fait l’allumeur de réverbère dans Le Petit Prince :

 « Il n’y a rien à comprendre, dit l’allumeur. La consigne c’est la consigne. » 

Maurice Rouleau

REM. : Si, en cliquant sur un hyperlien, vous recevez un message d’erreur, n’hésitez pas à m’en informer à l’adresse suivante : rouleaumaurice@videotron.ca.

(1)  Il est vrai qu’à la fin du XVIIIe s., J.-F. Féraud, dans son  Dictionaire critique de la langue française (1787-88), admet les deux graphies : « BATTRE ou BATRE, v. act. Fraper, doner des coups pour faire du mal. ». Il prônait la disparition de toutes les lettres qui ne se prononçaient pas. Mais il n’a pas fait école. Seule la graphie battre s’est maintenue.  Comment expliquer alors que embatre, qui en dérive, n’ait jamais été « rectifié »?…  N’y a-t-il pas là incohérence?…

(2)   Il arrive même que l’anglais se permette, lui aussi, quelques fantaisies. Par exemple, exAmple (qui vient du latin exEmplum) est le seul mot de la famille à s’écrire avec un A ; les autres s’écrivent avec un E : exEmplify, exEmplification, exEmplar, exEmplary.

Même si la graphie exEmplary (au sens de : serving as an exAmple) est la seule à figurer dans le Merriam-Webster’s Collegiate Dictionary (10th ed., 1993), on trouve sur la Toile exAmplary. À une fréquence nettement moindre toutefois que celle de la graphie reconnue par le Merriam-Webster : 216 000 contre 58 600 000! Cette graphie que d’aucuns qualifieraient de « fautive » est ce que, moi, j’appellerais une « faute intelligente ». Comment un anglophone peut-il s’imaginer, lui qui sait que exAmple s’écrit avec un A, qu’il faille écrire exEmplary avec un E?  C’est son gros bon sens qui est pris en défaut.

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5 commentaires pour Combatif ou Combattif? (2 de 2)

  1. Frédéric dit :

    « Jean Nicot (1606) nous dit que batre vient : « … de ce vieux mot Latin Batuo, duquel Plaute, Ciceron et Pline usent, qui signifie frapper.» Et que je sache, Plaute, Cicéron et Pline sont de bons auteurs. »
    Curieusement, quand on consulte les textes latins de Plaute et de Cicéron, on trouve deux t, mais il s’agit d’éditions modernes. L’orthographe a-t-elle été rectifiée ? Ou alors Jean Nicot n’avait-il peut-être pas l’orthographe à l’esprit quand il donnait l’étymologie de « battre » ?

    Plaute, Casina.
    Qui, quaeso, potius quam sculponeas,
    quibus battuatur tibi os, senex nequissume?
    http://remacle.org/bloodwolf/comediens/Plaute/casinala.htm

    Cicéron, Ad Familiares, liber IX, XXII
    « ‘battuit,’ inquit, ‘impudenter, ‘depsit’ multo impudentius; »
    http://www.thelatinlibrary.com/cicero/fam9.shtml

    • rouleaum dit :

      Merci de votre commentaire.

      Comme je ne suis pas latiniste dans l’âme, je dois me fier à ce que les autres disent. Avec, quand même, une certaine réserve.
      L’explication que vous avancez, à savoir que la langue latine a peut-être été mise au goût du jour, n’est pas à rejeter. Mais si l’on prend en compte ce que le Gaffiot (dict. latin-français) nous fournit, la graphie batre, que Nivot fait dériver de batuo, se trouve dans un certain sens confirmée.

  2. schtroumpf grognon dit :

    J’ai fait une découverte hier. Les graphies « courbattu », « courbatture » et « courbatturer » sont désormais admises dans le Petit Robert 2015 et le Petit Larousse 2016.

    • rouleaum dit :

      Tout dépend de ce que vous entendez par « désormais admises ».
      Dans le NPR 1993, on lit, à la fin de l’entrée courbatu : on écrirait mieux courbatuu, ue.

      Dans le NPR 2010, on trouve, au même endroit : La graphie courbattu avec 2 t, d’après battre, est admise..

      Ce qu’il y a de nouveau dans le NPR 2015 c’est peut-être le fait que le mot courbattu ait son entrée propre. Est-ce bien le cas?

      • schtroumpf grognon dit :

        Dans le NPR 2014, « courbattu » suit « courbatu » dans l’entrée et il y a une phrase supplémentaire à la fin qui indique que la graphie avec deux t est admise.

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