Nouvelle orthographe

  

La langue est malade? Qui devrait la soigner?

Le cas de porte-voix

 

[Ce billet est la version grandement remaniée d’un article publié dans la revue Circuit, revue consultable en ligne, gratuitement, par les seuls membres de l’OTTIAQ.]

               Quiconque veut apprendre le français se trouve confronté à mille et une difficultés. Pour le francophone de naissance, ces difficultés, dans la majorité des cas, passent inaperçues; il les a intégrées par osmose depuis qu’il a la couche aux fesses. Pour l’allophone, c’est une toute autre histoire. Lui, voudra savoir le pourquoi de telle ou telle particularité, surtout si nos façons de faire s’éloignent de celles de sa langue maternelle. Plus souvent qu’autrement, vous en serez réduit à lui répondre parce que c’est comme ça ou, de façon plus académique, c’est le génie de la langue. Et ces particularités sont légion. Il suffit de consulter un des nombreux  dictionnaires de difficultés pour en mesurer l’étendue. Les Français semblent obsédés – le terme n’est pas trop fort – par la « faute ». Obsession qu’ils ont transmise à tous les francophones. Comment expliquer autrement le nombre faramineux d’ouvrages qui traitent des difficultés du français. D’autres langues ont certainement les leurs, mais on ne semble pas en faire tout un plat.

               Il en est, j’en suis certain, qui, après avoir lu mon article dans L’Actualité langagières’imagineront que je suis contre la réforme de l’orthographe. Erreur! Je suis en faveur d’une réforme. Mais pas de n’importe laquelle. Seulement d’une vraie…

Je suis partisan d’une réforme qui simplifiera vraiment la langue, qui fera disparaître ses trop nombreuses incongruités. Je n’ai que faire d’une réforme qui ne ferait que déplacer le problème. Ça peut donner bonne conscience à certains, mais je ne suis pas du nombre.

J’ai eu besoin, voilà quelque temps, d’utiliser le mot porte-voix. Je me suis alors demandé comment l’écrire, car, en bon francophone que je suis, bien conditionné, je ne voulais surtout pas faire de « faute ». Le Petit Robert et le Larousse l’agrémentent d’un trait d’union. Mais le Grand Vadémécum de l’orthographe moderne recommandée (1) le lui enlève. À lui et à quelques autres (Règles A1-A6). On a beau en recommander la disparition, portevoix fait, malgré tout, figure d’exception. En effet, seulement 9 mots composés de porte– + nom, sur un grand total de 382, voient leur trait d’union disparaître! Seulement 9! Et portevoix est du nombre. Il fait donc bel et bien partie des exceptions! De celles qui restent, faudrait-il dire.

Pourquoi n’avoir « rectifié » qu’un nombre aussi restreint de mots composés de porte- ? Les réformateurs ont voulu, semble-t-il, nous éviter une crise d’apoplexie. C’est du moins l’impression que laisse entrevoir leur commentaire sur la règle n° A-5 (p. 37) :

Lors de l’élaboration des rectifications, des principes généraux ont été dégagés […] Mais il n’a pas été question de modifier d’un coup des milliers de mots de type « verbe + nom » (comme porte-cigare) : le bouleversement aurait été trop grand. On a donc recommandé la soudure pour un nombre restreint de mots, par analogie avec des mots semblables qui ne portaient pas le trait d’union, ou parce que l’on trouvait déjà dans un dictionnaire ou un autre la forme sans trait d’union. Les dictionnaires se contredisaient souvent et on trouvait parfois différentes variantes : il y avait bien souvent hésitation dans l’air…

Il serait donc, selon eux, plus risqué de faire une « faute » en sachant que tous les mots composés de porte-…  perdent leur trait d’union! Je n’arrive pas à y croire. Tout simplement aberrant! On a préféré créer des exceptions plutôt que de recourir à un principe général. Ainsi seuls ceux qui ont une bonne mémoire, toujours les mêmes, pourront se vanter de connaître leur français! On pense avoir simplifié la langue.., mais on s’illusionne. On n’a fait que déplacer le problème.

Les 9 heureux élus, i.e. les mots qui voient leur trait d’union dorénavant disparaître, sont : porteclé, portecrayon, portefaix, portefort, portemanteau, portemine, portemonnaie, porteplume et portevoix. Pourquoi uniquement ceux-là? Nous allons le voir… nous allons plutôt voir que la logique des réformateurs brille par sa faiblesse, pour ne pas dire par son absence.

On  recommande d’écrire portecrayon et porteplume  parce que portemine n’a pas de trait d’union; d’écrire portemonnaie parce que portefeuille n’a pas de trait d’union. Voilà un argument qui en vaut bien d’autres, surtout en matière de langue! Mais comment expliquer que porte-billets n’ait pas, lui aussi, perdu son trait d’union? Un porte-billets, n’est-ce pas, tout compte fait, rien d’autre qu’un petit portefeuille! L’analogie (argument invoqué par les réformateurs) entre portefeuille et porte-billets saute pourtant aux yeux, vous n’en disconviendrez pas. Malgré tout, il faudra dorénavant se rappeler que, par analogie avec portefeuille, il faut enlever le trait d’union dans portemonnaie, mais qu’il faut faire fi de cette analogie dans le cas de porte-billets! Et on prétend simplifier la langue…! Laissez-moi en douter. Vouloir argumenter que cette persistance du trait d’union dans porte-billets est sans conséquence, vu que c’est un mot peu utilisé, c’est faire insulte à l’intelligence des gens. Ne veut-on pas l’enlever à portefaix, terme juridique, peu utilisé lui aussi? On peut être logique ou non, mais il faudrait choisir son camp. Je n’ai que faire des girouettes.

Pour ce qui est de portemanteau et portefaix, on opte pour l’élimination du trait d’union parce que, dit-on, les deux graphies ont été relevées. Nous sommes obligés de croire sur parole, car aucune source n’est précisée. L’argument avancé me semble toutefois douteux. En effet, ces deux mots, portemanteau  et portefaix, s’écrivent sans trait d’union depuis des siècles. En fait depuis 1606!

Il est vrai que l’Académie française a déjà reconnu les deux graphies, mais c’était voilà de cela quelques siècles : de 1694 à 1762. À partir de 1798, seules les graphies sans trait d’union ont été reconnues par les Immortels. Le Larousse l’a déjà écrit avec un trait d’union, mais il s’est ravisé. Dans le Grand Larousse 1903, tout comme dans le Petit Larousse de 1905, on ne les trouve que sans trait d’union. Si l’on recommande d’enlever le trait d’union à portemanteau, d’ailleurs bien inutilement – il n’en porte plus depuis plus de 100 ans dans le Larousse, depuis plus de 200 ans dans le Dict. de l’Acad. fr. (DAF) –, pourquoi n’a-t-on pas fait la même recommandation pour porte-chapeaux? L’analogie est pourtant facile à voir. Il faudra dorénavant se rappeler que, malgré l’analogie avec portemanteau, il faudra continuer à écrire porte-chapeaux. Et on prétend vouloir simplifier la langue!… Laissez-moi en douter encore une fois.

Quant à  porte-fort, autre terme juridique donc lui aussi d’emploi fort limité, il est apparu d’abord dans le Littré(1872), puis dans le DAF (9e éd., 1985-…), avec trait d’union dans les deux ouvrages. La graphie sans trait d’union est attestée, nous dit le TLFi, avec la mention rare, mais aucune source n’est mentionnée – il nous faut donc encore, encore et toujours, croire sur parole. Alors l’argument de l’existence de la double graphie (2) n’est pas très convaincant. Utile toutefois quand on veut orienter l’usage dans le sens que l’on privilégie.

Les deux derniers « heureux élus », porteclé  et portevoix, sont rectifiés sans autre justification que « le CSLF (Conseil supérieur de la langue française) soude ce mot ». Croit-on vraiment qu’il s’agit là d’un argument convaincant, qui va clouer le bec à tout opposant? C’est encore miser sur la crédulité des gens. On ne se rend donc pas compte que cela sent ou pue  à plein nez – à vous de choisir – l’ukase, qu’on agit en dictateur ou en régent mal éclairé.

Si le CSLF n’avait pas voulu simplifier la langue, il ne s’y serait pas pris autrement. Ce n’est pas en y apportant des retouches ici et là, avec des arguments parfois déroutants – pour ne pas dire plus –, que leur objectif sera atteint. Il n’a fait, dans ce cas-ci, que déplacer le problème. Il faudra dorénavant se rappeler quels sont les 9 mots composés de « porte– » qui ne prendront plus de trait d’union. Sans oublier ceux qui deviennent des exceptions à cette nouvelle règle. Ce n’est certainement pas en échangeant « quatre trente-sous pour une piastre » (3) que l’on réussira à simplifier la langue! N’en déplaise aux régents.

Si la langue française contient autant d’incongruités, c’est que, dans le passé, des régents – il en existe depuis Richelieu – ont imposé leurs vues, sans justifier leurs interventions, très souvent illogiques, à des utilisateurs fort déférents, fort dociles. On aurait pu espérer que, devant un tel état de fait, les réformateurs d’aujourd’hui – ceux-là même qui veulent corriger les aberrations de la langue imposées par les régents d’autrefois – auraient été mieux avisés, qu’ils ne seraient pas tombés dans les mêmes pièges. Hélas!

De toute évidence, les « régents », avec les défauts qu’on leur reconnaît, ne constituent pas une espèce en voie de disparition. Malheureusement!

Maurice Rouleau

(1)     Contant, Chantal  Grand Vadémécum de l’orthographe moderne recommandée. Éd. De Champlain, S.F., 2009. Elle s’est faite le porte-étendard (à quand la disparition de son trait d’union?) des recommandations du CSLF en terre québécoise.

(2)     À moins que ces deux graphies ne se rencontrent dans des ouvrages peu consultés!

(3)     Façon toute québécoise de dire : c’est du pareil au même.

P.-S. –  Dans le prochain billet, je me demande pourquoi je devrais me sentir « fautif » de dire : Sept jours par semaine ou 24 heures par jour.

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16 commentaires pour Nouvelle orthographe

  1. Termexplore dit :

    Bonjour M. Rouleau,
    Juste un mot au sujet de l’accès à Circuit: les non-membres peuvent s’abonner. Aucune idée combien le font, cependant…
    Merci pour vos savants articles.
    Yves Lanthier

    • rouleaum dit :

      Il y a toujours la possibilité que vous précisez. Mais entre la possibilité et la réalité, il y a tout un monde. Qui va s’abonner à une revue si c’est pour une consultation ponctuelle? Je me risquerais à dire : personne. Peut-être que j’extrapole trop rapidement ce que moi je ferais dans un tel cas. Qui sait?

  2. Ce n’est pas inutilement qu’on recommande d’enlever le trait d’union à « porte-manteau ». C’est parce que, au sens 4 dans Petit Robert 2010 (marine), il est dit que ce mot s’écrit généralement avec un trait d’union. Alors même si Larousse le soude depuis 100 ans et l’Académie depuis 200 ans, le Petit Robert atteste encore la graphie avec trait d’union aujourd’hui.

    • rouleaum dit :

      Je vous remercie de m’avoir fait connaître cette autre incongruité. Je ne m’étais pas rendu compte que le Petit Robert (2010) lui mettait un trait d’union, et cela, seulement dans un domaine de spécialité : la marine.

      Peut-être aurais-je dû écrire : « N’est-ce pas inutilement que le Robert (aussi bien Le Grand que le Petit et le Nouveau Petit) lui a toujours mis un trait d’union dans ce domaine de spécialité? En effet, nulle part (ni dans le dict. de l’Acad., ni dans le Littré ) le trouve-t-on, dans ce sens, avec un trait d’union. Sur quoi a bien pu se baser le Robert pour se démarquer de la sorte en lui en mettant un? Peut-être a-t-il voulu aider le locuteur français à distinguer l’objet, si bien décrit par les éléments constitutifs de ce mot (porte et manteau) de celui qui, dans la marine, n’a rien à voir avec le vêtement en question. Intention fort louable, si tel est le cas. Mais était-ce un besoin impératif?…
      Un dictionnaire ne doit-il pas refléter l’usage? C’est ce que l’on dit, mais il semble que ce ne soit pas nécessairement toujours ce que l’on fait. Peut-être me direz-vous qu’il y a un début à tout. Mais dans ce cas particulier, il faut reconnaître que le Robert, et lui seul, a introduit une particularité, que personne d’autre ne jugeait utile. Preuve, s’il en fallait une, que les régents de la langue, dont fait partie le Robert, s’en permettent parfois plus qu’il n’est nécessaire.

  3. Vous dites que « portefaix » s’écrit en un mot depuis 1606. Quelles sont vos sources? Dans le Trésor de la langue française (TLFi, consultable sur Internet), on donne l’historique de l’orthographe de ce mot : Ac. 1694 : portefaix; 1718-1762 : porte-faix; dep. 1798 : portefaix (id. ds LITTRÉ, Lar. Lang. fr.). ROB. : porte-faix (vx) ou portefaix. Donc l’Académie l’a écrit avec un trait d’union au XVIIIe siècle, et je vois bel et bien dans mon Petit Robert 1990 : « porte-faix (vx) ou portefaix ». On est loin de 1606… La recommandation de laisser tomber le trait d’union avait donc bien sa pertinence en 1990.

    • rouleaum dit :

      Vous me demandez quelles sont mes sources. Je me réjouis d’avoir une lectrice qui ne me croit pas sur parole. J’ai toujours prêché qu’il ne suffit pas que quelqu’un ouvre la bouche pour que ce qui en sorte soit LA vérité. Et je rêve du jour où tous les étudiants seront de mon avis.

      Dans ce billet, j’ai fourni au lecteur les informations nécessaires pour qu’il se fasse une opinion personnelle. Je constate, par votre question, que vous n’avez pu y accéder. Je vous explique. Dans mes billets, comme partout ailleurs sur Internet, l’utilisation du bleu indique la présence d’un hyperlien. Et quand vous cliquez sur un mot en bleu, vous accédez au site qui le documente.

      En cliquant sur « portefaix » (qui est en bleu), vous accédez immédiatement au site Dictionnaires d’autrefois, où sont consignées les occurrences du mot recherché. Si vous le faites, vous serez à même de constater que la plus ancienne occurrence (dans les ouvrages compulsés par cet outil informatique) date bel et bien de 1606.

      Vous semblez opposer mon affirmation à ce que le Trésor de la langue française vous fournit sur « l’historique de l’orthographe de ce mot ». Vous n’êtes pas sans savoir que le TLFi ne couvre que les écrits des XIXe et XXe siècles. Il est donc tout à fait normal que cet ouvrage ne fasse aucune mention du dictionnaire de Nicot (1606) et des autres qui l’ont suivi.

      D’après vous, la recommandation d’enlever le trait d’union à porte-faix se justifie par le fait que le Robert de 1990 mentionne cette graphie. Permettez-moi de ne pas partager votre point de vue. Si, en 1990, porte-faix est dit Vx, (selon le Robert, est dit vx : tout mot, sens ou emploi de l’ancienne langue, incompréhensible ou peu compréhensible de nos jours et jamais employé, sauf par effet de style : archaïsme), j’en conclus que personne n’écrit ainsi ce mot et que, par conséquent, vouloir rectifier cette graphie, c’est faire œuvre inutile. D’où mon silence sur cette « vieille » graphie, même mentionnée dans un ouvrage récent.

  4. Maeve dit :

    Bonjour M. Rouleau,

    Je crois être du même avis que vous par rapport à la langue. Je crois qu’il est nécessaire que le français évolue. Par contre, selon moi, ce n’est pas tant dans l’orthographe qu’il faudrait faire le ménage que dans les règles de grammaires et de syntaxes. Je n’ai pas un grand opinion, car j’étudie encore la langue et j’essaie de mieux la décortiquer.

    Merci pour votre blogue.

    • rouleaum dit :

      Je suis d’accord avec vous. L’orthographe peut nous jouer des tours, mais la grammaire n’est pas innocente des problèmes que nous cause la langue.

  5. gold price dit :

    Quand le pronom se rapporte à un infinitif placé après l’impératif, on n’emploie pas le trait d’union.

    • rouleaum dit :

      Pourriez-vous être plus précis? J’ai relu mon billet et ne trouve toujours pas la faute dont vous faites état. De toute évidence, j’ai besoin de votre aide pour effectuer la correction. J’attends votre réponse.

  6. Marc81 dit :

    Bien d’accord avec vous sur le fond !
    Pour la forme, attention toutefois à « c’est une toute autre histoire » (au lieu de c’est une tout autre histoire »).

    • rouleaum dit :

      Vous avez raison.
      J’ai fait ce que certains appellent une faute « intelligente ». Non pas que je sois plus intelligent que les autres, mais c’est ma connaissance de la règle générale, et non celle des exceptions, qui m’a guidé.
      En effet, je voulais dire que c’était une chose totalement autre. TOUT, ayant ici une valeur adverbiale, est resté invariable, comme la règle le prescrit.
      On peut se demander ce que gagne le français à se complaire dans tant d’exceptions. Mais il faut les connaître si l’on veut être considéré comme quelqu’un qui maîtrise sa langue!

  7. gold account dit :

    Le français canadien n’a aucun problème avec le trait d’union. Par exemple, il existe à Montréal une place Jacques-Cartier et un pont Jacques-Cartier portant tous deux le nom de Jacques Cartier .

    • rouleaum dit :

      Vous avez raison. Nous n’avons aucun problème avec le trait d’union. Et les exemples que vous donnez sont tout à fait réels.

      Il ne faudrait toutefois pas en conclure que nous sommes contre l’élimination du trait d’union. Nous lui attribuons tout simplement une fonction discriminante : il permet de distinguer la personne qui porte un nom, de l’objet auquel on attribue le même nom. C’est pourquoi nous mettons le trait d’union entre les éléments qui composent son appellation : Pont Jacques-Cartier ou encore Place Jacques-Cartier.

      Pour illustrer de façon encore plus convaincante notre façon de faire, je vous propose cet exemple, qui est bien réel.

      Dans le fleuve Saint-Laurent, à la hauteur de Montréal, il y a une île, à laquelle on a donné le prénom de l’épouse de Samuel de Champlain, Hélène. Et on a canonisé cette dernière sans qu’elle réponde aux critères rigoureux du Vatican.

      Hélène est devenue Sainte Hélène

      L’île est devenue île Sainte-Hélène (car il ne s’agit pas de la personne)

      On a même poussé la logique plus loin.
      Sur cette île, on a construit une station de métro, à laquelle on a donné le nom de Station Île-Sainte-Hélène. On ajoute un trait d’union entre île et sainte, car la station n’est pas l’île, mais un endroit sur cette île.

      Voici en abrégé la progression de ces appellations.

      • Hélène
      • Sainte Hélène
      • Île Sainte-Hélène
      • Station Île-Sainte-Hélène.

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